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"Ce Limousin où les oiseaux chantent plus tôt plus haut et plus fort..."  J.G.

Réouverture d'un garage

Quand il commence son apprentissage au garage de l'étang en 1993, Frédéric Roussy ne se doutait pas qu'un jour, il aurait, à son tour, son propre garage sur la commune. Il passa deux années auprès des très connus Jean-Claude Ducouret et Jean-Louis Garraud, l'actuel gérant du garage de l'étang, pour devenir, grâce à ses maîtres d'apprentissage, un mécanicien automobile de grande valeur et obtenir ainsi son certificat d'aptitude professionnelle. Mais après son diplôme, le garage ne pouvait pas l'embaucher en tant qu'employé qualifié, l'effectif étant déjà au complet. Il tenta donc sa chance au garage Lathière, spécialisé dans la réparation des matériels agricoles, situé juste à côté. Après 3 mois d'essai, il fut définitivement embauché. Et pendant près de 20 ans, il assuma complètement sa tâche jusqu'à ce que le gérant du garage décide de fermer la succursale de Cieux qui n'était plus aux normes. Par voie de conséquence, Frédéric Roussy fut donc économiquement licencié. Il avait anticipé cette situation quand, en 2013, il avait racheté à la barre du tribunal, les actifs du 3ème garage de la commune - qui était en liquidation judiciaire - sis route de Blond. Il ne restait que les murs, l'intégralité des installations techniques ayant été préalablement revendues par le même tribunal. Après son licenciement, Frédéric avait deux ans devant lui, indemnisé par l'assurance chomage. Garage Frédéric RoussyPressé de reprendre le travail, il n'en mit pas tant pour rebondir mais il fut freiné par les nombreux obstacles inhérents à la lourdeur bien française opposée aux créateurs d'entreprise, jusqu'à envisager de tout abandonner, à un certain moment, tant les pesanteurs s'accroissaient. Mais Frédéric, fils et petit-fils de mécaniciens, ne pouvait pas renoncer. Après les formations adaptées à son nouveau statut de chef d'entreprise et celles plus techniques (valise électronique multimarques), l'achat du matériel indispensable à son activité (pont élévateur, poste à souder, «3ème bras», presse 30 tonnes...) et les différents plans prévisionnels, les rédactions juridiques, les négociations financières, il parvint enfin à ouvrir son garage il y a maintenant quelques semaines. Frédéric habite Blond mais il a toujours travaillé à Cieux. Comme ses enfants fréquentent l'école communale, il est donc très connu et cela lui a permis de démarrer très vite par le «bouche-à-oreille». Nombre de personnes demandaient depuis longtemps «quand le garage va -t-il rouvrir ?» Ses anciens clients agriculteurs sont ravis de retrouver un mécanicien qualifié sur la commune. Il répare aussi les voitures (tourisme, utilitaires) de toutes marques, les motos, ainsi que tout le matériel «parcs et jardins» tels que les motoculteurs, les tronçonneuses ou les compresseurs. Au vu de son garage bien rempli de véhicules et de matériels divers, il n'aura pas attendu bien longtemps pour rencontrer le succès. Gageons qu'à 38 ans, il a encore de belles années devant lui pour ausculter les entrailles des moteurs, contrôler les allumages et, plus généralement, remettre en état de bon fonctionnement les véhicules des habitants de la commune et des alentours.

Les jeunes et Madame la Sénatrice

Marie-Françoise Pérol-Dumont, sénatrice de la Haute-Vienne, était à Cieux pour une raison très particulière. Elle avait en effet invité les jeunes de la commune au Sénat pour visiter, le 28 octobre, ce lieu prestigieux (construit pour Marie de Médicis) sis au coeur du jardin du Luxembourg. Ses obligations ne lui permettant pas de pouvoir être personnellement sur place au jour prévu, elle a donc compensé en rencontrant préalablement les jeunes sur leur lieu de vie. Après un préambule de Maryse Jardin, Maire-adjointe, Marie-Françoise Pérol-Dumont a exprimé sa satisfaction de constater que la jeunesse de Cieux s'intéressait aux institutions de leur pays mais aussi, s'impliquait dans les activités des associations ou bien auprès des aînés. Les sénateurs, «élus des élus» ont habituellement plus de rapports avec ces derniers qu'avec les citoyens. Néanmoins, le Sénat est bien la maison des élus et des citoyens. La sénatrice de Haute-Vienne a rappelé le fonctionnement et l'utilité de cette vénérable institution, mal connue des français. Le Sénat dit aussi «chambre haute« est une des deux composantes du Parlement bicaméral, qui, à l'inverse de l'Assemblée Nationale ne peut être dissous. Les sénateurs, au nombre de 348, sont élus pour six ans par les «grands électeurs» (maires, adjoints, membres des conseils départementaux et régionaux...) et de ce fait, sont amenés à rendre compte de leurs actions aux élus des collectivités locales plutôt que directement aux citoyens comme le ferait un député. MF Pérol-Dumont et les jeunes de CieuxIls ont trois missions principales : le vote des lois, celui des budgets de l'état et le contrôle de l'action gouvernementale par, notamment, les questions écrites (au JO) ou orales (en séances). Les textes concernant les collectivités territoriales (communes, intercommunalités...) sont d'abord traités par le sénat qui est l'interface entre les élus et le gouvernement. En cas de vacance présidentielle (décès ou démission du Président de la République), c'est le Président du Sénat qui assurera l'intérim jusqu'à l'élection du nouveau Président du pays. Son indemnité parlementaire, sa seule ressource, peut être assimilée à un salaire sur lequel elle paye ses impôts comme tout un chacun. Son indemnité représentative de frais de mandat (versé sur un compte à part) lui permet de payer ses frais de déplacement, les locations de bureaux, l'entretien des mêmes locaux, l'informatique... (uniquement les frais résultant de l'accomplissement de son mandat). En fin de mandat, s'il reste des sommes non utilisées, le reliquat est reversé au Sénat. Ses collaborateurs (3 postes), tant à Limoges qu'à Paris, sont rémunérés directement par le Sénat. Puis vint le moment des questions diverses posées par les personnes de l'auditoire. Dans ses réponses, notamment à propos de l'utilité ou pas d'une deuxième chambre, elle précisa que 60% des amendements proposés par le Sénat sont repris par l'Assemblée Nationale et que la moyenne d'âge ainsi que le pourcentage de femmes étaient identiques à ceux de cette même Assemblée. Plus qu'une leçon, ce fut un moment de pédagogie civique rare qui suscitera peut-être des vocations au sein de la jeunesse présente. L'avenir le dira.

Inquiétudes...

Didier, Eric et Olivier Huet sont trois frères exploitants agricoles sur la commune. Pour préparer la future retraite de Didier, Eric et Olivier se sont associés pour former un GAEC (Groupement Agricole d’Exploitation en Commun) afin d'optimiser leur nouvelle entreprise. Pour bénéficier de la PAC (Politique Agricole Commune), ils doivent répondre à un certain nombre d’obligations, notamment Didier, Eric, Olivier Huetse former pour obtenir un certificat phytosanitaire et subir des contrôles techniques obligatoires et payants. Leur activité exercée, 12 à 13h00 par jour sept jours sur sept, est centrée, notamment, sur l'élevage, allant des bovins allaitant à la traite directe du lait. Les céréales qu'ils produisent sont autoconsommées par leur cheptel. Aujourd'hui, le lait leur est payé au prix d'il y a trente ans. Cela est dû entre autre, à une surproduction européenne couplée à une lente décroissance de la consommation et, d’après les organisations professionnelles, au fait que « la grande distribution ne joue pas le jeu ». La viande rouge est, elle aussi, moins consommée - en France et en Europe - depuis une quinzaine d'années. En revanche les charges de fonctionnement, ne cessent d'augmenter, à commencer par la MSA (Mutualité Sociale Agricole) qui engloutit environ 46% des revenus nets des agriculteurs-exploitants. «Depuis la suppression des quotas laitiers en mars 2015, il y a eu une augmentation de la production partout en Europe (5% en Allemagne, 1% en France) et l'embargo vers la Russie a amplifié le manque de débouchés» déplorent Didier, Eric et Olivier Huet. Ils sont un peu pessimistes pour l'avenir de leur exploitation et craignent de ne pas trouver de repreneur quand l'heure de la retraite sonnera.«Les jeunes ne sont plus attirés par une activité dans laquelle il faut beaucoup se priver, travailler sans compter ses heures, en se demandant si l'on pourra bénéficier de sa retraite – modeste - après la cession de l'exploitation». Ils continuent pourtant de penser que «leur métier est à la base des civilisations et qu'il faudra bien quelqu'un pour continuer à nourrir les gens». Aussi, tous les jours, on peut les voir «visiter» leurs bêtes qui broutent la belle herbe limousine ou bien, souvent, finir tardivement un travail dans les champs alors que le dîner est déjà en cours dans nombre de foyers. Au prix «d'un suicide par jour chez les exploitants agricoles», cela peut paraître cher payé. Didier, Eric et Olivier Huet ont toujours travaillé dans ce secteur depuis une quarantaine d’années. Ils continuent de penser «qu'il faut s'accrocher et tenir jusqu'à des jours plus favorables aux producteurs». Cela serait plus faisable si les aides contractuelles, venant de la PAC pour l'année 2015, leur avait été versées, ce qui n'était toujours pas le cas en septembre. En attendant, on ne peut que louer leur courage et leur ténacité.

Epicerie-alimentation cherche gérants !

Dans joli bourg touristique du Limousin (CIEUX- Monts de Blond- près d'Oradour-sur-Glane) 960 habitants avec médecin, pharmacie, divers commerces dont 2 restaurants, à reprendre EPICERIE COOPà l'achat ou en gérance ou en franchise.
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C'est ici le chemin...

L'idée était dans l'air. Afin de susciter la venue de nouveaux randonneurs et autres promeneurs, la municipalité a décidé de moderniser la signalétique relative aux différents mégalithes et aux endroits ou sites remarquables. Pour ce faire, il était nécessaire de créer des panneaux qui soient à la fois simples et esthétiques pour une bonne adéquation avec le milieu naturel mais aussi informatifs pour expliquer les particularités de chaque lieu qui ne sont pas forcément visibles au premier regard du promeneur. Deux types de panneaux ont donc été fabriqués : les directionnels (fléchage : 15) et les explicatifs (sur place avec la description ou la légende attachée au lieu : 10). panneau La mise en place desdits panneaux du circuit des mégalithes est maintenant terminée. Belle initiative portée par les jeunes du Conseil Municipal des Jeunes, les agents municipaux du service technique et des élus qui ont participé à cette opération. La municipalité remercie M. Christian Dijoux et l'entreprise EuroPLV qui les a fabriqués gracieusement, seuls les matériaux ont été financés par la commune. Très belle réalisation, beau matériau, belles couleurs, bonne intégration dans le paysage. La municipalité remercie également tous les propriétaires des sites sans la bienveillance desquels rien n'aurait été possible. Les lieux indiqués et renseignés sont : la Chapelle du Bois du Rat, les sites préhistoriques sous roche (rochers des Fées, Grotte de la Basse Forêt), le dolmen des Termisseaux et les deux menhirs (Ceinturat et Arnac), les pierres curieuses qui sont parfois des pierres à légende : le Pas de la mule, la Pierre à sacrifices du Chiroudi, la Roche branlante de Boscartus, le Champignon, le Berceau, le Fauteuil de la bergère, la Tête de carpe. Nul doute, qu'à terme, les promenades sur ces sentiers vont trouver un «deuxième souffle» avec ceux qui connaissent déjà et surtout avec ceux qui ne connaissent pas encore. Il y a quelques légendes à redécouvrir...

52 sur mille !

Sous l'égide du directeur Philippe Teillet, l'école et notamment les classes de CP et CE1 avaient «préparé le terrain»... En effet, dans le cadre d'un projet envionnemental (nature, jardin, tri..) un technicien forestier était venu, quelques jours avant, éveiller les enfants à l'importance de l'arbre dans la nature. Il est important de sensibiliser les jeunes à la multifonctionnalité de la forêt qui est indispensable à la vie ; et cela dans les aspects écologiques mais aussi économiques car la forêt est le deuxième pôle économique du Limousin avec 15000 emplois. Un bon sujet pédagogique qui permet aussi de traiter la vie, l'oxygène, la photosynthèse... Ainsi, les professeurs de l'école ont suivi avec un travail en classe sur la croissance d'un arbre en partant du fruit jusqu'à la maturité. Cette initiative, due au Syndicat des Propriétaires Forestiers Limousins, au Groupement de Développement Forestier des Monts de Blond et d'Ambazac et au Centre Régional de la Propriété Forestière, avait pour finalité la plantation de 1000 arbres en Limousin pendant la semaine internationale des forêts. Ces groupements ont donc fournis gracieusement des lots de plants présélectionnés. L'école de Cieux a choisi les lots «Arboretum», «Champêtre» et «Fleurs», soit 52 plants de variétés diverses qui ont été plantés par les enfants des classes élémentaires. Chaque arbre a été identifié et chaque enfant a SON arbre. Une belle initiative qui va dans le sens de la re-découverte de la nature car les enseignants, bien placés, constatent que même les enfants qui vivent en milieu rural sont un peu «déconnectés» de leur milieu naturel. Gageons que cette action collective engendrera de futurs acteurs de l'environnement forestier.

Un anglais un peu "crazy"...

Des anglais, il y en a beaucoup en Limousin et aussi à Cieux. Mais avec Kévin Hearn, nous devons tenir un spécimen un peu exceptionnel...

Dans sa jeunesse,pendant ses études, il quitta son île pour passer, un temps, par l'université de Grenoble puis APR celle de Stuggart. D'où une première approche avec la langue française et la langue allemande à travers des études en droit européen et en économie.
Il devint ensuite hommes d'affaires dans l'import/export, occupation qui imposait de se déplacer beaucoup dans différents pays (Afrique du Sud, Australie, Japon...) et qui l'éloigna souvent de son domicile. Ses journées de travail dépassaient souvent les 18h00 et il ne prenait que peu de temps de repos.
Miné par le stress, au bord du «burn-out» avec un pronostic médical de fin de vie à 55 ans s'il continuait au même rythme (4h00 de sommeil par nuit, le tabac, l'alcool comme stimulant), il résolut de changer radicalement de vie en devenant professeur dans un collège puis directeur de l'établissement. Ce fut un premier apaisement avec, néanmoins des problèmes de santé récurrents (coeur, tension), conséquence d'une vie trop trépidante amenant souvent à l'épuisement.
Il devait absolument trouver le calme, atteindre la sérénité et lâcher prise. Il chercha donc à s'éloigner de la ville et commença par la Cormouailles et d'autres endroits réputés pour leur tranquillité. A son goût, il y avait trop de béton, trop de gens, pas assez d'espaces reposants.
Comme il est profondément Européen, il se dit «Et pourquoi pas en France ?»Kévin Hearn et Jill
 Il se renseigna donc sur les régions qui le tentaient au travers des Préfectures. Il jugea qu'il y avait trop d'anglais à Angoulême et finit par s'intéresser au Limousin.
Il vint pour la première fois dans la commune en 2003, alors que son épouse, Jill, travaillait encore et fut, tout de suite, séduit par l'endroit qui lui rappelait un peu la Cornouailles mais en plus grand.
Il amena très vite son épouse qui fut aussi séduite que lui mais elle redoutait de vivre dans un pays où elle ne connaissait personne. Elle accepta donc un «essai de vie» pendant 3 ans avant de décider de quitter - ou non - son Angleterre natale.
Une jolie maison entourée de 4 Ha de terrain fut donc acquise à Cieux en 2004 Là, Jill et Kévin, en grands amoureux de la nature qu'ils sont,  trouvèrent leur bonheur dans le calme et l'apaisement prodigués par la campagne Limousine. Au bout de 10 mois, Jill dit à Kévin : «on reste !»
N'ont-ils pas trouvé les Français déplaisants comme souvent caricaturés ainsi par les tabloïd Anglais ? »Pas du tout, au contraire, nous avons rencontrés des gens charmants et accueillants. Nous avons choisi Cieux car il y a peu d'Anglais alentour, cela afin d'éviter le communautarisme et le vivre-entre-soi». Cela ne l'empêche pas d'aider ses compatriotes quand ils en ont besoin. Il est fréquemment appelé par eux pour résoudre des problèmes qu'ils maîtrisent mal.
Kévin a voulu concrétiser leur bien-être et s'iintégrer encore plus dans leur nouvelle réalité de vie en demandant la nationalité française en 2009 - »crazy» on vous dit - qu'il a, en bon concitoyen, obtenue sans difficulté. Jill fera de même cette année.
Depuis, ils énervent (gentiment) les participants au concours de fleurissement de la commune en remportant tous les ans le premier prix pour les parcs et jardins.
Mais ce n'est pas tout, Kévin, pour parachever son »diplôme» de citoyen français est entré au conseil municipal de la commune où il anime le fleurissement et plus généralement tout ce qui concerne la nature, la forêt, les étangs. Il considère qu'après avoir »raté une partie de sa vie», il a enfin trouvé son havre de paix qu'il savoure chaque jour un peu plus auprès de son épouse.

Chasse au chien courant

Dimanche matin 8 h 00 à «La Cabane», local spécialement aménagé, par les chasseurs eux-mêmes, dans une usine désaffectée. Grand feu de bois dans la cheminée, une grande table de bois entourée de bancs et des assiettes vides, pour le moment. Temps pluvieux mais çà ne rebute personne car il y a déjà une dizaine de membres de l'ACCA qui sont arrivés. Les ACCA (Association Intercommunale de Chasse Agréée) ont été créées en 1964 par la loi Verdeille. Elles régissent un territoire parfaitement délimité et pérennisent un type de chasse populaire tout en assurant une bonne gestion cynégétique. Sur ce territoire, on peut trouver des chasses privées signalées par des panneaux ; ce sont généralement des surfaces d'au moins 60 ha d'un seul tenant. L'ACCA de Cieux compte environ 75 adhérents dont 20 à 25, suivant leur disponibilité, participent régulièrement aux journées de chasse. Nous nous rappelons tous d'une chasse-promenade où l'on partait à 2 ou 3 sur les chemins, un peu au hasard, pour rencontrer - ou pas - ici une envolée de perdreaux, là, le départ d'un lièvre ou d'un lapin sauvage dit «de garenne». C'était un peu »au p'tit bonheur la chance». Aujourd'hui, on n'en est plus là. Nos contrées sont principalement pourvues de chevreuils et de sangliers qui font quelquefois pas mal de dégâts sur les terrains cultivés. Ces derniers se sont développés depuis 20 ans et dans certains départements, ils approchent de plus en plus les lieux habités. En outre, les dégâts occasionnés coûtent très cher aux Fédérations qui doivent rembourser les dégâts. La chasse est donc le bon moyen d'unir l'utile à l'agréable pour les adeptes du loisir cynégétique. Donc, après que tous aient signé le registre des battues (c'est obligatoire), 2 petits groupes partent dans 2 directions différentes afin de »faire les pieds». Cette action consiste à parcourir les lisières des chemins forestiers, des bois, des cultures afin de repérer les traces des sangliers. Christian Dijoux, le Président de l'ACCA, avait placé la veille, ici et là, des brindilles sur les «coulées», passages supposés des «bêtes noires». Mais comme il avait plu toute la nuit, il ne vit aucune trace interprétable. Par mauvais temps, à fortiori quand il neige, les sangliers sont capables de ne pas bouger de leur bauge et même de rester une journée sans manger. Il faudra donc y aller un peu au hasard mais avec toutefois une solide connaissance du terrain et de la faune locale. Retour à la cabane où Christian Dijoux accueille des invité(e)s venant d'un autre territoire en même temps que d'autres adhérents et appelle tout le monde à faire silence. Il énonce alors les consignes générales de sécurité à respecter scrupuleusement, notamment le port de l'arme (déchargée et ouverte lors des déplacements) et les règles de tir. Il rappelle le code des sonneries (nombre de coups de trompe différent pour indiquer le début de la battue, la levée, la fin de battue...) et précise qu'il dispose de 3 bracelets (attributions pour des bêtes noires de plus d'un an), pour lesquels il ne faut pas aller au-delà. Ensuite, il précise les emplacements des postes nommés suivant leur environnement (les saules, les thuyas, les acacias, les ajoncs, le dos d'âne...) dans le secteur choisi (Pierrefolles) vers lequel tous vont se diriger, équipés de chasubles fluorescentes orange (obligatoire). Notons que l'on compte aujourd'hui environ 15% de femmes dans les effectifs chasseurs. Arrivés sur le lieu qui servira de point de départ, Christian Dijoux libère ses dix chiens qui attendaient sagement dans son véhicule spécialement aménagé. 3 autres, appartenant à un autre chasseur, viendront se joindre au groupe. A ce moment précis, les chiens qui étaient restés particulièrement silencieux jusque-là, ne se tiennent plus : ils libèrent des aboiements joyeux, comprenant que pour eux le moment est maintenant venu. chiens

Et là, on constate que la technologie a pénétré tous les secteurs d'activité. Christian Dijoux équipe chaque chien d'un collier GPS en validant chaque nom sur un boîtier récepteur. Cela permet de les retrouver très vite et, surtout, d'éviter de les perdre. Lorsque tous sont équipés, la meute en liesse est lâchée vers un endroit présumé receler des «sus scrofa» (nom latin du sanglier) pour effectuer le «rapproché». La trompe retentit ; c'est le départ. Et ce fut quasiment une explosion ! A 100 mètres du point de départ, les chiens s'engoufrent, à grand renfort d'aboiements, dans un gros fourré de buissons et de ronces entrelacés (la »remise»), impénétrable pour un humain et provoquent 2 départs immédiats ; c'est levé ! Très vite, on perd les chiens de vue, avalés par la végétation abondante et l'on n'entend plus que leurs récris qui régressent en s'éloignant. Pourtant il n' y a eu aucun tir des «postés». Les sangliers ont réussi à passer la ligne sans être vus. Il faut donc maintenant récupérer tous les chiens et cela sur un territoire de plusieurs kilomètres carrés. Puis, Christian Dijoux ramène tous les chiens au point initial et les lâche pour la deuxième fois. Effectivement, du même endroit, d'autres sangliers détalent encore devant les chiens mais cette fois encore, il n'y aura pas de bête abattue. D'après certains chasseurs qui l'ont vécu, on peut passer 6 heures en poste sans rien voir. Il a fallu encore deux autres attaques pour qu'enfin 2 sangliers soient »prélevés».chasseur
Ce n'est qu'en toute fin d'après-midi que tout ce petit monde s'est retrouvé à la cabane pour un bon casse-croûte et aussi pour le partage, après préparation, de la venaison. Ce loisir - aujourd'hui très encadré réglementairement - a toujours existé. C'est une activité conviviale et exigeante. Ceux et celles qui s'y adonnent sont, indéniablement, des amoureux de la nature à laquelle ils vouent un grand respect. Ils sont à l'école de la patience qui leur retourne, en récompense, une bonne dose d'anti-stress. Ils ont aussi un rôle éminemment régulateur quant au nombre d'individus. Sans leur concours, il y a fort à parier qu'un jour ou l'autre, le stade de la commune ou l'arboretum seraient retournés par les groins destructeurs... Vive donc la chasse responsable et équilibrée telle qu'elle est pratiquée au sein de l'ACCA de Cieux.

Le retour de la meringue

Un essai bien transformé Les plus anciens se souviennent soudainement de leur jeunesse, notamment quand ils allaient, main dans la main, déguster une délicieuse pâtisserie après s'être assis sur un banc... Des cyclotouristes, d'un club bien connu à Limoges, font un détour pour venir chercher ce qu'ils disent être «la meilleure du département...« D'autres qui n'aimaient pas particulièrement cela ont changé d'avis en devenant les adeptes de la dernière fournée... Mais qu'est ce donc qui provoque une telle ferveur ? Un tel engouement, nouveau pour un grand nombre ? Il fallait donc aller voir cela de près... Le grand responsable de ces plaisants bouleversements s'appelle Nicolas Chavanne. Il a repris depuis 3 ans, avec sa compagne, la boulangerie-pâtisserie du centre bourg qui a maintenant pour enseigne «Gaëlle et Nico». Il existe pourtant plusieurs méthodes (Italienne, Suisse, Française) pour créer cette pâtisserie fine et légère qui a le mérite de nécessiter très peu d'ingrédients : du sucre et des blancs d'oeufs. On peut ajouter à la demande ou selon son inspiration ou encore pour suivre le goût local : des fruits secs, du café, du chocolat, de la fraise...). Il y a donc mille et une manières de faire la meringue. Effectivement car nous sommes nombreux à en avoir consommé puis, petit-à-petit, à s'en être imperceptiblement détaché tellement le goût devenait standardisé pour ne pas dire quelconque, jusqu'à ne plus en prendre quand l'on nous en proposait lors d'un «venez-pour-le-dessert« entre amis. Ce n'est que début 2015 que Nicolas se mit à produire «l'objet du délit» car, d'après ce qui lui avait été dit «la meringue ne marchait pas plus que çà à Cieux...« Après des débuts timides et quelques essais (ils n'hésitèrent pas à faire goûter les réticents), la demande se fit plus pressante. Il augmente donc progressivement les quantités et aujourd'hui, il vend tout en quelques heures.  Mais comment fait-il donc pour sublimer cette «pâtisserie boulangère» au demeurant plutôt banale quand on sait de quoi elle est constituée ? Et puis, «ça ne vient pas de sortir» puisqu'on la trouve, nommée pour la première fois, dans un livre de cuisine en 1692, écrit par le Limousin François Massialot. Eh bien, comme souvent en gastronomie, tout vient de «la patte de l'artiste» : proportionnalité du sucre et du blanc d'oeuf, fouettage et montée en température au degré près, temps de cuisson contrôlé de manière à obtenir une certaine fermeté à l'extérieur mais - et c'est ce qui fait toute la différence - une texture crémeuse «nuageuse», qui fond dans la bouche lors de la dégustation, à l'intérieur. Nicolas a été le premier étonné : «je n'avais pas imaginé que les gens apprécieraient autant...«, d'autant plus qu'il n'en fait qu'une fois tous les quinze jours et seulement le week-end. «Plusieurs personnes qui ne se connaissent pas disent la même chose : çà nous rappelle notre enfance...« telle la madeleine pour un certain Marcel. Nicolas Chavanne
Fort de cette expérience, il a aussi créé une baguette tradition (appellation conforme à un décret qui exclut tout additif) façonnée à la main qui est devenue maintenant la meilleure de ses ventes et aussi un gros pain au levain à l'ancienne vendu au poids (comme autrefois) qui commence lui aussi à rencontrer un beau succès. Nicolas a aussi une particularité qui lui est propre et dont il n'est même peut-être pas conscient : il est toujours calme, aimable et souriant. Pourtant sa compagne et lui se sont en quelque sorte «arrachés» de leurs racines qui sont restées dans l'est de la France. Mais ils considèrent avoir été très bien accueillis par les Limousins de Cieux et alentours, à tel point qu'ils viennent, il y a deux mois, d'en augmenter la population par un troisième enfant bien du cru cette fois ! Celui-là, il aimera certainement la meringue...

Résolution sport : c’est le bon moment

La gymnastique n’apporte que des bienfaits. L'assemblée générale de l'association Sport et Culture de Cieux (gym) a eu lieu samedi 16 janvier. Le programme pour cette année est très varié : une rando-repas le dimanche 10 avril (circuit de 10-12 km) suivi d'un repas dans la salle polyvalente. Une nouvelle activité en septembre concrétisée par une rando-contée, le samedi 17, en ambiance semi-nocturne autour des mégalithes, suivie, pour les plus gourmands, d'une soupe à l'ancienne. Et toujours, le mardi soir, un cours de gym tonique de 20 h 30 à 21 h 30, le mercredi pour les enfants de 6 ans et plus, un cours de 14 h 30 à 15 h 30 et enfin de la gym douce dans une ambiance des plus sympathiques de 15 h 30 à 16 h 30 à la salle polyvalente. Gym à Cieux
Les bonnes résolutions S'il fallait une bonne raison pour commencer la gymnastique, voilà tous les avantages qu'elle apporte : elle stimule le métabolisme et aide à garder un poids stable (les activités de type « cardio » améliorent la condition physique). Le travail de nombreux muscles (quadriceps, fessiers, abdominaux, pectoraux, dorsaux…) permet de sculpter la silhouette. Une activité physique régulière prévient l'ostéoporose, l'arthrose et la fonte musculaire. Un entraînement physique bien dosé baisse le rythme cardiaque, la pression artérielle et diminue le diabète et les risques d'accident cardio-vasculaire. L'exercice favorise une bonne irrigation du cerveau et la concentration, il permet d'améliorer la tolérance au stress (bien-être psychologique). Les liens qu'un individu noue dans un groupe sont sources de dynamisme et favorisent l'acquisition de nouvelles relations sociales. Alors, on commence quand ? Contact. Pour tout renseignement sur ces activités, joindre Nathalie au 05.55.10.21.28

 

Un téléthon superbement réussi

Entre 300 et 400 personnes, de la commune et d'ailleurs (Charente, Creuse, Haute-Garonne, Vienne...), ont pris part au Téléthon 2015. 30 équipe de 2 pêcheurs-carpistes prenaient place, dès le vendredi matin, sur les berges de l'étang de Cieux pour un enduro qui les a mobilisé sur place jusqu'au dimanche matin. Il fallait un équipement adapté à la saison mais ces véritables «pros» de la pêche sportive n'avaient rien oublié. Sous les tentes, on pouvait trouver, outre le matériel «high-tech» du pêcheur passionné, des chauffages au gaz et même des petits téléviseurs sur batteries rechargées à l'énergie solaire. Les pêcheurs ont accueilli cette année, au bord de l'étang, les enfants des écoles qui ont découvert les subtilités de leur passion halieutique. L'échange a ravi les deux parties. Les jeunes de la commune avaient organisé des ateliers-créatifs, un espace jeux de société, la vente d'objets de Noël et une tombola avec les «enveloppes-magiques» gagnantes à tous les coups. Téléthon près de l'étang
Une randonnée pédestre a séduit une trentaine de personnes le samedi après-midi ; elle s'est terminée avec les pêcheurs qui ont servi du vin chaud. En soirée, les chasseurs proposaient un repas en soirée, à la salle polyvalente, où environ 120 personnes se sont retrouvées. Enfin, après l'enduro qui s'est terminé le dimanche matin, les pêcheurs ont servi, dans la même salle, un autre repas partagé avec plus de 100 personnes. Les vainqueurs de l'enduro, de la «pesée du jambon» et de la «longueur de la rosette» ont reçu les trophées et récompenses prévus. Toutes ces manifestations ont généré de beaux bénéfices, supérieurs à l'an dernier, qui seront remis à l'AFM-Téléthon.

pier O bois s'en va-t-en mer

Dimanche 21 novembre, l'association pier O bois avait organisé un voyage en bord de mer (La Rochelle, Rochefort) pour remercier ses adhérents et celles et ceux qui lui ont apporté une aide ponctuelle lors des manifestations de l'association. Malheureusement, tous les personnes sollicitées n'avaient pu se dégager ce jour-là. Cette journée a permis de faire découvrir, en matinée, l'aquarium de La Rochelle, qui fait partie des plus grands aquariums Européens. Sur l'Hermione
Et après un délicieux repas à La Chunga de Rochefort, certains sont allés visiter la Corderie Royale, née de la volonté de Louis XIV et de Colbert : là, on fabriquait les cordages (jusqu'à 300 m de long) qui étaient utilisés par la Marine. L'atelier de matelotage montrait, lui, les utilisations particulières des cordages à bord des navires et dans les arsenaux. Un autre groupe avait choisi la visite guidée de la frégate «l'Hermione», revenue à son port d'attache après son voyage triomphal en Amérique l'été dernier. Ce fut une très intéressante plongée dans l'histoire de France et de la guerre d'indépendance des Etats Unis à laquelle le Marquis de La fayette, parti sur ce bateau en 1780, prit une part décisive. La journée a semblé bien trop courte à beaucoup ; reste la possibilité de revenir sur les lieux pour compléter les connaissances de ces 2 villes remarquables de Charente Maritime, qui feront partie, avec le Limousin, de la prochaine grande région.

Marche d'hommage

Ce dimanche 22 novembre, la municipalité et le Conseil municipal des jeunes rassemblait les Ciellois sur la place du 8 mai 1945. Le maire, Claude Lebraud, a rappelé le courage de la police et des services publics et a demandé une minute de silence en faveur des victimes. Christian Gauthier de l'ANACR a déclamé un texte qu'il avait écrit, qui appelait à la résistance. Maryse Jardin a lu le poème «Liberté» (j'écris ton nom) de Paul Eluard et tous entonnèrent la Marseillaise. Ce moment de recueillement fut suivi par une marche d'hommage aux victimes dans le bourg. En fin de marche, Loïc Dufourneau, initiateur du CMJ, a remercié les personnes présentes en concluant par un message d'espoir. Sur tous ces actes et ces pensées planait les mots de Victor Hugo prononcés en 1870 : «Par l’union, vous vaincrez. Étouffez toutes les haines, éloignez tous les ressentiments, soyez unis, vous serez invincibles»Marche dans le bourg

Rando d'automne

L'association sports et loisirs (Gym) avait organisé une randonnée pédestre d'une douzaine de km sur les beaux chemins forestiers de la commune. La matinée ensoleillée, après une brume novembrale, avait convaincu de nombreux marcheurs et amoureux de la nature qui arbore encore les merveilleuses teintes enflammées de l'automne. Bien que souvent empruntés par les adeptes de la «rando«, ces sentiers sont toujours une (re)découverte suivant la saison. Et là, on ne pouvait que s'émerveiller de ces mélanges rouge-bruns, ocres et dorés. La distance n'en a paru que plus courte tellement le spectacle était splendide.Les randonneurs de l'automne Au retour, un sympathique repas a remis tout ce petit monde en forme et l'animatrice de Gym tonique a conclu la journée avec quelques figures de danses en groupe. Rappel : gym tonique (mardi soir) gym douce et zumba enfants (mercredi après-midi) sont ouvertes à tous et dispensées chaque semaine. Renseignements : 0680124257

 Visite aux châteaux de la Loire

Après un départ à 5 heures de Cieux et une pause petit-déjeuner à Valencay, le groupe du conseil municipal des jeunes de Cieux (CMJ) et leurs accompagnateurs sont arrivés à Chambord vers 9 heures.

La visite guidée du château a commencé un peu avant 10 heures. Premier constat : Chambord est un château vide de meubles étant donné qu'à l'époque, le Roi François 1 er se déplaçait avec ses meubles. La visite guidée s'est terminée sur les terrasses du Château, où la vue est imprenable sur le magnifique parc de 5.440 ha.

Après quelques achats à la boutique, les jeunes se sont rendus au château de Cheverny, qui a inspiré Hergé pour son célèbre château de Moulinsard (Tintin). Seule une partie du château est visible car l'autre est encore habitée par les maîtres des lieux. C'est ainsi que certains jeunes se sont imaginés, pour un instant, propriétaires du château accueillant leurs amis au sein de leur demeure…Les jeunes de Cieux à Chambord

S'en est suivie une balade en voiture électrique avant d'embarquer dans un bateau, lui aussi électrique, pour visiter le parc du château et le célèbre chenil d'une centaine de chiens.

Le retour a été des plus joyeux. Le maire, Claude Lebraud, était même présent avec les jeunes sur la banquette arrière du bus attestant du bon mélange des générations à Cieux !

Cette visite a été à l'initiative des jeunes du CMJ. La municipalité a mis à disposition le bus communal et le chauffeur, et le carburant a été offert par le maire. Pour les jeunes, ce fut un enrichissement culturel très fort. Ils remercient tous ceux qui ont 'uvré à ce beau projet.

Les jeunes donnent rendez-vous au vendredi 19 février, pour la visite du Panthéon et du Sénat.