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"Ce Limousin où les oiseaux chantent plus tôt plus haut et plus fort..."  J.G.

La passion faite homme

Claude Compain

Claude COMPAIN

On pourrait écrire : la marqueterie faite homme. Dès qu'on entre chez lui, on accède déjà à un petit atelier qu'il a aménagé dans la véranda , c'est là qu'il compose, qu'il dessine, qu'il découpe, qu'il assemble...


Claude Compain est né en 1932. Il suit toute sa scolarité à Cieux et ensuite à Limoges où il entre au collège technique pour apprendre la menuiserie.
Dès 18 ans, il part pour Paris " avec ma propre caisse à outils : chacun sa main " et devient artisan. Avec des cours du soir, il s'initie, en quelques mois, à l'ébénisterie. Il entre ensuite dans une entreprise (Catlin) qui fabrique de la menuiserie spécialisée (meubles de la boratoire et de luxe : Sénat, La Sorbonne, Institut Pasteur...)
Bien entendu, il grimpe très vite les échelons et devient chef d'équipe avant de rejoindre le bureau d'études à 26 ans puis prend la responsabilité de tout le territoire pour les équipements de l'Education Nationale.
Pour ses 40 ans, il devient Compagnon Menuisier et crée son chef-d'oeuvre (escalier hélicoïdal que l'on peut voir au Musée de Châteauponsac).
Puis il revient à Cieux (1964) où il crée sa propre entreprise avec 5 ouvriers. En 1970, il entre à l'Education Nationale comme Professeur de menuiserie (à Bellac). On l'appelle ensuite à l'Ecole Normale pour former les autres professeurs et organiser les épreuves.
Cela jusqu'à sa retraite mais il en profita pour décrocher durant ces années, par 2 fois, le titre de meilleur ouvrier de France dans sa spécialité. 

C'est à partir de là que sa passion s'imposa, au fil de ses lectures et de ses recherches : la marqueterie avait encore de beaux jours à vivre.
Marqueterie : "décor réalisé avec des placages découpés suivant un dessin et collés sur un support (meuble, boiserie, ou tableau)." Elle est la prolongation des incrustations (or, argent, os...) dans des pièces de bois (armes, meubles) que l'on creusait spécialement pour cela.

Claude Compain procède avec méthode. Après le choix de sa réalisation, en l'occurrence, la reproduction du décor central d'un bureau, commencé pour Louis XV par Oeben (disciple de Boulle) et terminé par Riesener, il procède au tracé de découpage,   puis à la composition (12 tirages)
qui comprend le choix des essences de bois (une soixantaine) aux différentes couleurs,








ensuite, au découpage qui va durer 2 semaines et consommer 12 lames, qui générera envirion 50 % de "chutes"








et aboutira à la création de plusieurs centaines de pièces regroupées en 5 plateaux ;

       découpes claires            découpes foncées       ombrées (au sable chaud à 300°)  grands fonds      petits fonds









enfin, à l'inclusion (colle naturelle d'os ou de nerfs de bovins, à l'envers et une par une) des centaines de pièces pré-découpées.








Claude Compain est un puriste. Il a quasiment modifié (ou fait modifier) toutes les machines dont il se sert afin de les adapter à ses besoins ; et quand l'outil n'existe pas, il le crée... Ou bien il utilise les bistouris des chirurgiens, "la fin justifie les moyens".









Idem pour les machines plus importantes dans son grand atelier ; elles ont toutes été "détournées" pour la bonne cause.









Enfin, le bouquet final
afrique
bateau
flamants
IMGP0764
IMGP0774
IMGP0778
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IMGP0783
IMGP0785
IMGP0786
IMGP0787
IMGP0788
IMGP0789
IMGP0790
IMGP0793
IMGP0794
labour
nature
oiseau
01/21 
start stop bwd fwd


avec une attention particulière pour ces deux-là...








visibles chez Franck Soury, boucher et à l'auberge La Source.