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"Ce Limousin où les oiseaux chantent plus tôt plus haut et plus fort..."  J.G.

Actualités

Un bricoleur de génie

Thierry Colombeau est, depuis toujours, un passionné de mécanique, d'électronique et surtout d'hélicoptères. Aussi, après un BEP «Télécom courants faibles», il travaille 2 ans et part à l'armée. Au retour, pas de poste en Limousin pour sa spécialité alors, comme beaucoup dans la commune, il entre chez Meillor à Chamborêt (aujourd'hui Elringklinger) où il est toujours. De tout temps, dès qu'il entendait le «flap-flap» caractéristique des pales d'un hélicoptère, il sortait dehors sans savoir pourquoi, pris d'une irrépressible fascination pour l'engin volant. Son »dieu» est Paul Cornu, génial inventeur français, le premier qui, en 1907, s'est affranchi du sol avec une machine à décollage vertical. Comme il travaillait en équipe, il disposait de demi-journées durant lesquelles il bricolait des moteurs de toutes sortes ou bien des circuits électroniques. Revenant toujours vers son centre d'intérêt principal, il participe souvent au rassemblement des passionnés de l'autogire au Bois de la Pierre (31). Là, il comprend que certains commencent à fabriquer leur propre hélicoptère. Petit-à-petit, l'idée germe en lui : «pourquoi pas moi ?» Thierry ColombeauEntouré de ses cousins tourneurs et fraiseurs, ainsi que de Marcel Berthonnet et Yves Paillet de la commune, il lance le projet. En cherchant sur internet, il trouve, aux Etats-Unis, les plans d'un petit modèle. Il distribue des photocopies aux uns et aux autres pour que chacun fabrique une pièce particulière. Lui assure le montage et les réglages. Affecté par le décès d'Yves Paillet quelques mois plus tard, il arrête tout pendant un an. C'est son entourage qui lui redonne l'impulsion salvatrice : «on continue». Tous repart. Seules les pales sont achetées car leur importance est capitale et leur fabrication s'avère trop délicate. Pour les accessoires (siège, instrument...) il reconditionne des objets existants pour les adapter aux besoins. Ainsi, un phare de voiture devient son «tableau de bord». Puis un jour, il passe aux essais. Il lui faudra des centaines de réglages pour que son engin puisse enfin «décoller» (8 ans après le début du projet) et se mouvoir. En ce sens, il a rejoint son maître Paul Cornu car il ne recherche que l'expérimentation et se contente, comme lui, de «l'effet de sol». Il fallait qu'il y arrive.

Passage de relais au CMJ

CMJ Le Conseil Municipal des Jeunes de Cieux a élu un nouveau responsable : Thomas Ragot. Ce dernier a été élu à l'unanimité et va s'efforcer de pérenniser ce que le responsable sortant, Loïc Dufourneau, a construit depuis 2014. De nombreux projets, issus du CMJ, sont en préparation comme l'achat d'un drapeau et d'un livre pour commémorer le centenaire de la guerre 1914-1918, une visite à Versailles, une conférence sur l'Europe et une réunion programmée pour le 28 octobre où le CMJ invite de nouveaux jeunes - ayant 12 ans ou plus - à le rejoindre pour apporter des idées nouvelles et renouveler l'enthousiasme !

De la gymnastique pour tous les goûts

Gymnastique pour tousC'est la rentrée pour le Club de Gym pour tous à la salle des fêtes ! La Gym du mardi (reprise le 4 septembre à 20 h 15) est tonique et elle correspond à tous celles et ceux qui recherchent un cours de gymnastique où s’enchaînent le cardio-training et le renforcement musculaire sur des musiques rythmées (Fitness, LIA , HIIT, Tabata, Cardio boxe, Step, etc…. ). Il n’y a plus qu’à chausser les baskets et à prendre une bouteille d’eau pour retrouver le plaisir de transpirer et de sentir ses muscles travailler avec le sourire. Le vendredi (reprise le 7 septembre de 10 h 45 à 11 h 45) place à la Gym Bien-Etre. Cette séance mixte dénuée d’esprit de compétitivité est basée sur le plaisir de réaliser en douceur des mouvements de gymnastique. Les cours, tous diversifiés, sont effectués en musique et permettent de réveiller les articulations, de stimuler la mémoire et l’équilibre, de travailler la coordination par le biais de danses diverses, sans oublier le renforcement musculaire (bras, taille, dos, abdominaux, cuisses fessiers…) sans négliger le temps consacré aux étirements et à la bonne humeur ! Contact : 05 55 03 60 01

Nouveau service sur la commune

A 33 ans, Damien Phérivong qui a passé toute sa période professionnelle dans le secteur du bricolage et plus particulièrement en grande surface, décide de devenir indépendant. Passionné de mécanique depuis toujours, il passe son diplôme de mécanicien en motoculture qu'il obtient en avril dernier. Après les démarches administratives d'usage, il ouvre sa microentreprise, en juin sous l'enseigne »Lucivert», dans un local attenant à son domicile, au Grand Charrat à 1500m du bourg.Lucivert Il entretient et répare tout le matériel utile à la motoculture de plaisance (tondeuses, motoculteurs, tronçonneuses...) et, si le client ne peut pas l'amener à son atelier (ex : autoporté), il peut aller le chercher chez lui. Le lancement a été plutôt satisfaisant et même au-delà de ses prévisions. Une grande enseigne lui confie déjà la réparation de matériels et la clientèle particulière est aussi venue. Il a même récupéré un tracteur-tondeuse de 30 ans réputé irréparable ailleurs (»trop vieux, pas réparable»). Damien, vise plus loin : tout en continuant la réparation multimarques, il souhaite ouvrir un magasin de vente, si possible sur la commune. Il cherche un local d'environ 150 m² à un prix raisonnable, même une grange bien placée pourrait convenir. Il n'a pas de plan B. Il est donc »condamné» à réussir. Il a confiance car »comme tout le monde a plus ou moins de matériel en milieu rural, il y a du travail pour tout le monde».

Sauvons nos commerces

Reportage FR3 Limousin

La menace persiste, la désertification progresse. On peut s'en rendre compte dans de trop nombreuses communes du nord de la Haute-Vienne dans lesquelles on ne rencontre plus personne lorsqu'on y passe même lentement. Plus une alimentation, plus un café, plus... L'inquiétude se marque sur le front des commerçants encore présents sur la commune. Depuis la fermeture de la supérette, du magasin d'électricité, du garage de machines agricoles, on se demande qui sera le prochain ? La fermeture des commerces n'est guère engageante pour de potentiels futurs habitants, ce qui, à terme, peut aussi entraîner la fermeture de classes à l'école. Aucune manifestation avec banderoles ne pourrait alors l'empêcher si les effectifs venaient à diminuer. La spirale infernale serait alors en mouvement. Qui sait ce qu'elle pourrait aspirer dans ses méandres dévastateurs ? Sans commerce, une cité devient triste et perd son âme. Sauvons nos commerces Comme d'autres ont dit : »la situation est grave mais pas désespérée». En effet, rien n'est écrit à l'avance et l'on peut toujours décider de »conjurer le mauvais sort». LE moyen le plus simple réside dans le fait que les habitants de la commune prennent, eux-mêmes, les choses en main. Il suffit simplement de modifier les habitudes consistant à faire passer tous les achats par les grandes et moyennes surfaces pour privilégier, le plus possible, le commerce de proximité. C'est si simple que de plus en plus de personnes l'oublient. Nous sommes tous contents de voir notre commune vivre l'exubérance de la jeunesse, la liesse collective lors des manifestations festives ou encore le »tous-dehors» lors des marchés d'été, preuve d'un grand besoin de »vivre-ensemble». Mais à quelques-uns, ce ne sera pas suffisant. La commune comptant environ un millier d'habitants, on peut rêver qu'une partie de ceux-ci, qui en ont quitté les chemins, retrouvent la bonne habitude de s'adresser au »commerçant du coin». Car comme dans la chanson : «on ne se rend compte du bonheur que lorsqu'il n'est plus là»... Allez, à nous de jouer.

Un couple fusionnel

Emilie Grandin et Grégory Leyterre sont arrivés à Cieux en 2016 où ils habitent depuis.Couple de pilotes Grégory, fort d'une formation de mécanique agricole, a toujours été attiré par les sports automobiles. C'est ainsi que, depuis dix ans, après avoir reconfiguré une 205 GTI pour l'adapter à la compétition, il a participé à 33 rallyes automobiles régionaux comme celui qui a eu lieu dans les Monts de Blond les 14 et 15 avril et n'a connu qu'un seul abandon. Ce véhicule, tellement transformé, ne peut plus être utilisé autrement que dans des rallyes spécialisés. L'an dernier il s'est trouvé confronté à un gros problème : son copilote habituel le prévient que pour des raisons personnelles, il veut cesser cet accompagnement particulier qu'il assurait depuis plusieurs années. Que faire ? Chercher un autre copilote ce qui n'est pas une mince affaire dans un court délai ou bien... Emilie n'y connaissait rien en sport automobile. Néanmoins, elle a baigné durant toute sa jeunesse dans un environnement mécanique permanent car son père est un collectionneur emprunt de passion pour les voitures anciennes. Alors, quand Grégory lui propose de bien vouloir se substituer à son ex-copilote, elle n'hésite pas un instant et accepte sur le champ. Il lui a donc fallu s'imprégner de toute la terminologie inhérente aux compétitions en rallye et des tâches particulières requises par sa nouvelle fonction. Donc, avec Grégory au volant - d'un véhicule normal - et son carnet d'itinéraire en main, elle effectue la reconnaissance préalable des circuits retenus pour les épreuves du lendemain. Grégory lui indique les difficultés du terrain, les pièges éventuels (nids de poule) les distances et les vitesses optimales avant un virage ou sur une ligne droite et tout ce qui peut être utile à une conduite optimale lors d'une compétition. Le jour de l'épreuve de vitesse (la «spéciale» chronométrée), le couple, cette fois avec la 205 et sur des routes fermées au public, tente de reproduire au plus près les notes consignées la veille pour obtenir le meilleur classement possible. Ils ont obtenu une place honorable qui leur va bien. D'ailleurs, ils ne recherchent pas la performance à tout prix qui peut se payer par une sortie de route avec des conséquences financières importantes. Dimanche, il y avait 65 voitures au départ et seulement 50 à la fin de l'épreuve. Pour Emilie et Grégory, la sauvegarde du véhicule (qu'ils qualifient «d'indestructible«) est priimordial. Leur simple but : partir et arriver en partageant de bons moments conviviaux entre férus d'une même discipline.

La valeur n'attend pas...

Clément Brissiaud-Bourdon est entré en apprentissage, en août 2016, pour un contrat de 2 ans. Pas sur un coup de tête ou bien parce qu'il faut choisir, un jour, une orientation professionnelle. Non. Lui, c'est la passion qui le guide.Pâtsserie 350 Quand il avait treize ans, c'est au sein de la famille que l'étincelle a jailli. On y faisait de bons gâteaux, surtout sa belle-mère (famille recomposée) et c'est avec l'aide de ses proches qu'il a commencé à mettre la «main à la pâte». Pour prolonger sa première expérience, il se trouve un stage d'une semaine dans l'une des boulangerie-pâtisserie de la commune : «Gaelle et Nico». Cette courte période lui permet de confirmer son impression de départ : il adore ça ! Alors, il se rapproche du Moulin Rabaud (Centre de Formation des apprentis) pour commencer sa formation. Cette formation comporte une partie pratique «sur le terrain« et c'est tout naturellement qu'il se tourne vers l'entreprise qui l'a déjà accueilli lors de son stage d'essai. Et là, il prend connaissance du laboratoire avec sa chambre de pousse qui permet de contrôler efficacement l'évolution de la pâte et de gérer activement la fabrication des viennoiseries par une température et une hygrométrie contrôlées. Il étudie les ingrédients, effectue des recettes de base (gênoise, pâte à choux...) et tout ce qui concourt à faire de lui un futur professionnel très conscient des critères importants comme, notamment, les règles d'hygiène. Après avoir subi une épreuve imposée en fin de première année, il avance maintenant en contrôle continu sous l'égide à la fois exigente et bienveillante de Nicolas, le responsable de l'entreprise. Si tout va bien, Clément devrait être prêt pour obtenir son CAP de pâtissier, en cette fin d'année scolaire, après un examen comportant une épreuve pratique qualifiante. En tout cas, ce garçon volontaire, qui semble avoir trouvé sa voie, en impose par son implication, la vigueur de son engagement et un comportement tant positif que constructif, Bonne route !

Nom de code : F4HGR

Christian Farvacque n'est pas un robot et n'a jamais été agent secret. Ce code, qui n'appartient qu'à lui, représente l'identifiant de sa station de radio classée dans l'annuaire mondial des radioamateurs. Station radioamateurOriginaire de Roubaix, il est arrivé sur la commune en 2002. Dès l'âge de 15 ans, il a eu envie de communiquer à distance avec ses copains. Pour ce faire, il a acquis, en coproprité avec son cousin pour diviser la dépense, une paire de talkies-walkies simples. Bien que de faible portée, la police est intervenue dans son quartier à cause de brouillage dans la transmission des ondes télévisuelles chez les voisins qui ont fini par se plaindre. En effet, l'un de ses amis avait un appareil de plus forte puissance qui troublait fortement la réception. Ses parents ont donc mis fin à ses premières expériences en l'envoyant dans un lycée d'électromécanique d'où il est sorti avec son CAP. Parallèlement, il s'intéressait à l'électronique mais n'avait pas les moyens financiers de revenir à ses premières amours. Sa vie familiale et professionnelle chez France Telecom ne lui a pas non plus laissé assez de temps pour pratiquer sa passion. Néanmoins, il continuait de lire des revues d'électronique spécialisées et c'est avec celles-ci qu'il a en a appris toutes les subtilités. Ce n'est qu'en 2011 que le déclic s'est produit. A l'occasion d'une rencontre familiale, son cousin lui a posé la question qui devait ranimer la flamme : «alors, la radio, t'en fais toujours ?«. Le virus latent qui était resté en lui s'est alors réveillé avec fulgurance et, du jour au lendemain, il acquiert des manuels et du matériel en kit, commence à construire son propre émetteur/récepteur et surtout, apprend la réglementation et la pratique des radioamateurs. En 2013, il se présente à l'examen de l'ANFR (Agence Nationale des Fréquences Radioamateurs) et obtient sa licence sur le champ. A partir de là, il installe ses antennes, en fait installer d'autres plus techniques, et commence à émettre. Curieusement, Christian Farvacque ne parle pas anglais et c'est dans sa langue natale qu'il communique avec le monde entier. Il utilise plusieurs modes de transmission allant des ondes courtes en passant par le VHF/UHF mais aussi par la télégraphie (morse) et le numérique. Les ondes courtes ont la particularité de porter très loin car elles utilisent les couches de l'atmosphère pour se propager et s'en servent comme d'un retransmetteur pour aller plus loin. Il pourrait même se servir de la lune comme «partenaire» en orientant son antenne avec précision pour qu'elle devienne un relais à la manière d'un satellite et augmenter, par réflexion, la portée de l'onde. C'est ainsi que Christian Farvacque est entré en contact avec des Polonais, des Russes, des Japonais et, bien sûr, des français disséminés un peu partout sur la planète. Il existe un code international (dit code Q) qui par des regroupements de 3 lettres remplace des phrases programmées plus longues ; exemple : QTR = «Quelle est l'heure exacte ?». Ce système permet de dire beaucoup de choses en des temps très courts. Outre le plaisir de faire des QSO (rencontres par radio interposée), les radioamateurs sont aussi d'une grande utilité dans de nombreux cas : capture d'appels d'urgences, surtout lors de catastrophes naturelles quand les moyens de communication classiques sont coupés et même pour l'écoute des boîtes noires dispersées par les accidents d'avion. Pour améliorer ses connaissances, Christian Farvacque a rejoint le radio-club de Saint Brice à l'aide duquel il a pu communiquer avec la station spatiale. Dans sa collection de carte QSL (cartes échangées entre pratiquants), il en est une de Thomas Pesquet qui a remercié F4HGR ! Si on lui demande ce qui le motive dans ce passe-temps peu banal, il indique son plaisir de communiquer avec d'autres personnes et aussi de dépasser la ligne d'horizon. A y réfléchir, c'était aussi ce qui motivait les premiers hommes.

Une matinée avec les oiseaux

un dimanche de février, Christian Doucelin de la LPO Limousin (Ligue pour la Protection des Oiseaux), proposait une balade «à la rencontre des oiseaux d'eau, derniers hivernants et premiers chanteurs» qui partait de la digue du grand étang.Avec la LPO Après la distribution de jumelles et du petit »Guide des oiseaux communs en Limousin», Christian, lui-même armé d'une lunette d'approche sur trépied, entraîne les quelques amoureux de la nature présents malgré la froideur ambiante. La balade commence inopinément par une envolée, au loin, de quelques milliers de palombes : »un dortoir qui s'éveille» indique Christian. Puis, le représentant de la LPO s'applique à faire découvrir des espèces - notamment celles des milieux humides - que l'on ne prend plus le temps d'observer : grèbes huppés, grande aigrette, héron, cormorans, tourterelles turques, sitelle torchepot, grive draine, chardonneret, pic-épêche, mésange charbonnière... Il s'interrompt souvent, lorsqu'un chant familier surgit et tente même d'entrer en contact avec l'oiseau «pour le séduire« en imitant le son capté (il en connaît des dizaines). Il explique la différence entre le chant (plutôt utilisé pour la conquête) le cri (de vol, d'alarme ou nuptial) et le tambourinage (qui a plutôt une fonction territoriale afin de repousser les éventuels concurrents) et détaille les particularismes de certaines espèces comme le cormoran dont le plumage n'est pas imperméabilisé lui permettant de plonger plus profondément et plus longtemps. Puis, après quelques tentatives de vocalisations entre Christian «titi, tutu...» et quelque roitelet troglodyte, «traîne-buisson» ou tarin des aulnes, la balade se termine avec une sensation de quiétude et d'apaisement. Quel privilège de pouvoir entrer en contact (le plus souvent visuel) avec ces espèces qui, tellement intégrées à nos espaces de vie, deviennent souvent invisibles, voire oubliées alors que leurs joyeuses petites musiques apportent quotidiennement bien-être et bonne humeur. Vivement la prochaine balade.

La cuisine en duo

Thomas Guillot et Gwenaelle Gaillard ont 20 ans.Gwenaelle Gaillard et Thomas Guillot Ils se sont connus, en 2012, au Lycée Jean Monnet (Hôtellerie, Restauration) à Limoges. Thomas a découvert la gastronomie chez lui, où son père, Olivier, préparait les petits plats de ses spécialités qui ont fini par convaincre Thomas que la cuisine était sa vocation. Après un bac pro en cuisine, il se spécialise, avec un contrat en alternance à Tulle, dans la pâtisserie et les desserts de restaurant. Voulant très vite se frotter aux réalités, il fait ses premières armes dans plusieurs restaurants (dont Le Versailles) à Limoges afin d'affûter son expérience. Gwenaelle préfère, après son bac pro en cuisine, poursuivre ses études jusqu'à l'obtention, cette année, d'un BTS de service en hôtellerie. En juin dernier, le couple d'amoureux, qu'ils étaient depuis leur première rencontre, part pour la grande aventure en saison d'été sur l'ile de Porquerolles dans un groupe hôtelier/restauration prestigieux (hôtel 4 étoiles, restaurant au guide Michelin) qui privilégie les produits locaux dans une carte »haut de gamme». Là, ils ont commencé «au bas de l'échelle» avec toute la hiérarchie de la brigade de cuisine et de salle. Petit-à-petit ils ont trouvé leur place, Thomas finissant pas gérer une petite équipe »tout en apprenant à me gérer moi-même» et Gwenaelle assimilant le service à une clientèle exigeante «j'ai dû, notamment, réviser mon langage». L'expérience «un peu rude au départ, on a perdu quelques kilos» leur a beaucoup apporté sur le plan des relations humaines. Si bien qu'ils vont repartir en saison hivernale (décembre-avril) à Megève et faire face à une clientèle internationale. Même si les saisons sont «épuisantes» (70h00 par semaine quelquefois) et qu'ils ne passeront pas les fêtes en famille, l'exaltation et la passion les accompagnent. Il ne serait pas étonnant de voir un jour ce jeune couple ouvrir son propre établissement. Mais avant, il veulent découvrir l'étranger pour élargir leur expérience déjà bien engagée.

La porteuse de pain

La porteuse de pain Patrick Michel a été Aspirant, Compagnon du Tour de France. Il a exercé en boulangerie-pâtisserie auprès de 18 employeurs dans plusieurs villes de France, ce qui lui a permis de décrocher une Maîtrise qui lui permettrait d'être enseignant. Mais il avait envie de campagne. C'est avec conviction qu'il ouvre le Fournil des Mégalithes, voilà déjà 10 ans. Après un démarrage en solo, il constate qu'une part de clientèle ne vient pas au comptoir, faute de pouvoir se déplacer. Il acquiert alors une fourgonnette, l'équipe pour les produits alimentaires et engage Nicole Lamant dont la solide expérience de la vente garantissait la qualité de prestation. Depuis 8 ans, Nicole Lamant porte le pain à domicile à des personnes, souvent seules, dans les petits hameaux de la commune et de celles limitrophes. C'était nouveau pour elle qui, avant, servait les clients en boutique. Elle n'avait pas l'habitude d'un véhicule aussi large qui passait tout juste dans certains endroits. Très vite, sa tâche lui convient parfaitement car, hormis le pain, elle apporte aussi un peu de chaleur humaine à ces personnes qui souvent âgées, ne voient qu'elle dans la journée. Elle passe quelquefois plus de temps à écouter les gens parler de leur vie que pour la vente du pain mais elle aime cette dimension sociale qu'elle n'avait pas envisagée auparavant. Elle dépasse même sa fonction en apportant gracieusement, à la demande, le journal ou un peu d'épicerie. Sa disponibilté a été notamment sollicitée un jour pour changer une bouteille de gaz et un autre pour soutenir, en attendant les secours, une cliente dont le mari avait fait une mauvaise chute. Elle se rappelle avec tristesse de ce jour où elle est arrivée devant les volets clos d'une de ses clientes. Mais cette clientèle vieillit et diminue chaque année. Patrick Michel élargit maintenant l'éventail des produits alimentaires (fruits, légumes, boissons...) Nicole Lamant est prête à livrer de nouveaux clients potentiels qui le souhaiteraient.

Chez Jean Pailler

Le tramail Un travail (tramail en patois limousin) est une sorte de portique constitué d'un bâti suffisamment robuste pour accueillir les boeufs et les vaches afin de pouvoir les immobiliser dans des sangles de cordes tressées et les ferrer. Celui-ci, présent dans le bourg, appartient à M. et Mme Pill. Pierrette Pill est la petite-fille de Jean Pailler, Forgeron, Maréchal-ferrant, qui a travaillé durant soixante ans avec ce dispositif. Levé à cinq heures trente le matin, jusqu'à vingt heures le soir et six jours sur sept, Jean pailler était constamment sollicité par les travailleurs de la terre pour refaire un soc, consolider une herse ou réparer un timon mais la plus grande part de son activité était concentrée autour du tramail. A l'époque, c'étaient les boeufs mais surtout les vaches qui tractaient les charrettes et les charrues. La forge était à côté du tramail. Autour de l'épais soufflet de cuir aux plis énormes trônaient les outils classiques du forgeron ainsi que des boîtes de clous à tête carrée qu'il avait fabriqués lui-même. Il était très souvent habillé du tablier de cuir passé sur une chemise blanche et un pantalon de velours noir à grosses côtes.Jean Pailler Après avoir préparé le fer, il passait sous le tramail, prenait chaque patte de la vache, l'une après l'autre, nettoyait le sabot, enlèvait les vieux fers, tranchait la corne avec le boutoir et apposait le nouveau sabot sorti de la forge rougeoyante. Son arrière-petit-fils, Jacques-André, »a encore l'odeur acre de la corne brûlée dans les narines». La bigorne (enclume à deux cornes) bien en place, il enfonçait le clou maréchal dans chaque trou du fer à l'aide de la mailloche. De temps à autre il rassurait la bête, inquiète et impatiente, jusqu'au moment de sa libération. Comme beaucoup d'hommes de sa génération, Jean Pailler a connu les tranchées entre 1914 et 1918 ce dont il ne parlait jamais à sa famille en bon «taiseux» qu'il était. Mais surtout, en plus de son activité prenante, il a assuré la conduite de la commune en tant que maire de Cieux de 1920 à 1941. Il a démissionné, avec tout le conseil municipal, lors de la prise du pouvoir par le Maréchal. Il aimait tant ce rude métier transmis par son père qui le tenait sûrement du sien, qu'il l'a exercé jusqu'à l'âge de 82 ans. Puis les tracteurs sont arrivés et à partir de là, il se mit en arrêt de travail. Pour honorer la mémoire de cet honnête homme, bon et généreux, sa petite-fille Pierrette a fait graver une plaque posée tout en haut du tramail : »Chez Jean Pailler».

Un papy à l'âme d'enfant

Jean-Claude Ducouret a créé la réplique exacte d'une Jeep Willis (celle du débarquement), «premier 4x4 de l'histoire». C'est aussi celui qui a servi à la 2ème DB du maréchal Leclerc pour la libération de Paris. Réplique exacte certes mais à un détail près : elle est à l'échelle 1/2. Cela pour qu'elle puisse être utilisée par leurs destinataires initiaux : ses petits-enfants. Il ne partait pas de rien puisqu'il a géré pendant vingt ans le garage de l'étang, qui existe toujours, là où il avait précédemment oeuvré en tant qu'employé.Jean-Claude Ducouret Lui qui a toujours eu la passion de la mécanique se languissait un peu de son ancien travail après quelques années de retraite. Après avoir découvert les plans du véhicule sur internet, il a commencé, la nuit, à préparer la conception de ce qui allait devenir un merveilleux jouet pour ses petits-enfants et quand est venu le moment de l'assemblage, il avoue s'être beaucoup amusé. Bien sûr, cette 1/2 Jeep Willis fonctionne comme une grande. Et tout est conforme, visuellement, à l'original. Quant au reste : son moteur vient d'une tondeuse à gazon autoportée. Son démarreur, récupéré, est électrique et un autoradio remplace le poste émetteur. Elle peut, en 5ème, atteindre 15 km/h ce qui est bien suffisant pour circuler à l'intérieur d'une propriété. Les petits-enfants ont bien profité de ce superbe jouet unique a monde mais quand le papy raconte son aventure, on se demande si ce n'est pas lui qui s'est le plus amusé...

Un club qui veut vivre

Le Footbal-Club Vaulry-Cieux est né dans les années cinquante. Comme son nom l'indiquait, il accueillait les jeunes des deux communes qui avaient envie de pratiquer un sport d'équipe, ce qui a permis la création d'une véritable école de foot. Robert Ducluzeau, récemment disparu, qui était aussi conseiller municipal et secrétaire de mairie, a été la cheville ouvrière de la vie du club. Joueur au départ, il en était devenu l'arbitre, le dirigeant, le secrétaire, le trésorier et n'a ménagé ni son temps ni ses efforts. Ainsi, certains locaux du club ont été construits par les licenciés dirigeants dont Jean-Louis Garraud, natif de Cieux et l'actuel gérant du garage de l'Etang, passé lui aussi du niveau joueur, depuis son enfance, à celui de dirigeant après avoir été recruté par Robert Ducluzeau. Cela dura ainsi de nombreuses années avec des belles saisons comme celle de 1991 qui a amené les minimes à participer - et à gagner - la coupe de la Haute-Vienne. Puis, comme dans beaucoup de clubs, la fréquentation a diminué jusqu'à ce qu'il devienne difficile de former une équipe, faute d'effectifs. En 1994, aucun enfant de Vaulry ne venait plus au club. Alors, le club, qui voulait continuer à vivre, a pris la décision de devenir un club de seniors pour participer au championnat départemental, à la coupe de la Haute-Vienne et aux challenges du district et Georges Var sous le nouveau nom de Footbal-Club Cieux-Vaulry. Footbal-Club Cieux-Vaulry Au fil du temps, Jean-Louis Garraud a remplacé Robert Ducluzeau. Il en assure la présidence depuis 10 ans et a formé autour de lui son «noyau dur» : Raphaël Bourzat, Marie-Albert et Grégory Duclovel, Médéric Razès et Olivier Seguin. Aujourd'hui, le club compte 22 licenciés dont 16 joueurs. Les entraînements ont lieu les mardi et jeudi en soirée et les rencontres le dimanche, cela de septembre à mai, avec une trêve hivernale de mi-décembre à mi-janvier. Au dernier championnat de 4ème division, le FCCV a terminé 7ème sur 12 ; l'effectif était affaibli en raison de blessures contractées par certains joueurs. Il est quelquefois difficile de garder des seniors qui supportent les obligations de la vie courante, notamment en couple : «'c'est moi ou le foot...» Mais la passion du sport, entretenue par une amicale complicité, quelques réunions casse-croûte et le repas qui suit l'assemblée générale annuelle, cimente la cohésion des joueurs et des dirigeants qui aujourd'hui, outre le «noyau dur», rallie aussi Nicolas Carer, Maureen Gorge et Laetitia Soudanas. Les membres viennent de la commune mais aussi de celles environnantes : Blond, Chamborêt, Vaulry, «parce qu'ils se sentent bien au sein de ce collectif». Le club n'a que peu de moyens financiers pour subsister. Jean-Louis Garraud sponsorise les maillots et la vente du calendrier annuel (on donne ce que l'on peut) apporte un peu de ressources. Néanmoins, on sent une très forte envie de poursuivre le chemin accompli. Le club recherche des joueurs et surtout un gardien et un arbitre (étudiants acceptés). Il ne refusera pas tout don éventuel afin de perpétuer son existence, plus que cinquantenaire, pour que tous «passent encore des bons moments» tant sur le terrain, qu'avant ou après les compétitions.

L'homme de faire

Marcel Berthonnet  Lotus Seven

 Marcel Berthonnet (Fifi pour les intimes...) a un irrépressible besoin : quasiment chaque jour, il se rend dans son ancien atelier - où il a passé toute sa vie professionnelle - très tôt le matin (se levant quelquefois à 5h00 !) pour se frotter au métal brut, le transformer avec l'étau-limeur ou la fraiseuse afin qu'il devienne une pièce particulière qui viendra prendre sa place dans un moteur ancien ou une machine dont les constructeurs ont aujourd'hui disparu. Il n'aime rien tant que cet univers unique en son genre dont il est le créateur. L'atelier garde encore une trentaine de machines, invendables aujourd'hui puisque hors normes, qui fonctionnent parfaitement. Il les connaît toutes par coeur car il a vécu avec elles de 30 à 50 ans, avec la passion du concepteur, la ferveur du façonnier et la dextérité du maître-artisan. Cet atelier, fondé par Hubert Boutaud, existe depuis l'immédiat après-guerre. C'était une tonnellerie réputée qui exportait même ses fabrications. Puis, Marcel Berthonnet le reprit en 1970. Il a travaillé seul durant 4 ans en faisant, petit-à-petit, évoluer l'entreprise vers la mécanique générale. Il commence à acheter des nouvelles machines-outils et embauche du personnel car la clientèle était là. L'entreprise grandit et sa notriété avec elle. Marcel Berthonnet devient inventeur. Il crée, notamment pour une entreprise de Chamborêt, une écorçeuse de piquets ainsi qu'un autre dispositif qui fabriquait leur pointe. Des brevets sont déposés. Il est aussi un important fournisseur de la chaînerie de Bellac. Son entreprise qui a compté jusqu'à 5 employés savait fabriquer la pièce introuvable, le composant mécanique spécial, autrement dit : le «mouton à 5 pattes». Maintenant qu'il est à la retraite, il s'est attaqué à un rêve : avoir sa propre Lotus Seven. Cette voiture exceptionnelle, fabriquée depuis 1958 en angleterre, était aussi une voiture de compétition. Elle est toujours fabriquée à ce jour. Marcel Berthonnet s'inspire des plans du contructeur et, depuis 3 mois, il a déjà bien avancé. Il a refait le châssis et le train avant en adaptant des pièces d'autres voitures. Le moteur est celui d'une Ford Consul, le réservoir était celui d'une 2 CV et le siège vient d'un hélicoptère. Le génie n'a pas d'âge. Le summum de son ambition : la faire recevoir par le service des Mines et rouler avec sur les routes de la commune. Si ce jour survient, nous serons là...

Un jeune à suivre...

En 2013, Florian Augas avait déjà défrayé la chronique. Il avait en effet reçu le prix de l'éducation nationale en tant que brillant élève de l'académie. En première au lycée de Bellac, il rêvait déjà d'intégrer «Sciences Po» pour préparer une carrière de haut fonctionnaire et - pourquoi pas - entrer ensuite en politique. Après une note excellente (20) au bac B (sciences économiques et sociales), son rêve a pris corps. En septembre 2014, muni d'une bourse sur critères sociaux, il devient le seul Haut-Viennois qui entre à l'institut d'études politiques de Paris, communément appelé « Sciences Po ». Une performance pour le petit Ciellois quand on sait que près de la moitié des admis viennent d'Ile de France, les autres venant plutôt des grandes et moyennes villes de province. «Le premier mois a été affreux « dit-il. Il n'était pas facile, venant de Cieux, de s'adapter au rythme effréné de la capitale, de vivre - seul - dans 9 m², sans amis ni famille. Trop de changements brusques l'ont accablé et démoralisé. Ses premières notes étaient «catastrophiques» au point qu'il a dû venir se ressourcer près des siens, au calme du grand étang, plus tôt que prévu. La déprime a duré ainsi quatre mois jusqu'à la bienfaisante adaptation au nouveau milieu et le retour de moyennes acceptables. A l'issue de sa première année, il entame un «stage de terrain» au guichet d'une banque et travaille à la Région pour la promotion du tourisme. La deuxième année s'est bien passée puisqu'il entre dans le club très fermé (2% des élèves) avec la mention latine »summa cum laude» (distinction avec la plus haute louange). Ce qui ne l'empêche pas de se retrouver, lors des vacances d'été, à remplir les caddies des clients d'une supérette. La grande aventure s'est produite la 3ème année, au cours de laquelle un déplacement à l'étranger devient obligatoire. Devant un choix de 450 universités dans le monde, Florian obtient finalement l'Université du Texas à Austin, la capitale de l'état où il passera 9 mois d'affilée avec vingt autres étudiants de la rue Saint Guillaume. F. Augas à Austin C'est là qu'il tire le bénéfice de ses quatre «premiers mois de galère». L'intégration à Austin a, en effet, été facilitée par sa première expérience parisienne et, très vite, la grande Université américaine, qui compte tout de même 60 000 élèves, lui devient familière. Il peut comparer les méthodes pédagogiques, très différentes d'un pays à l'autre. Dans un amphi, en france, on écoute le professeur qui expose son cours. Là-bas aussi mais il est plus facilement possible de lui poser une question et d'obtenir une réponse immédiate. De même, les professeurs consacrent des heures spéciales aux élèves à «l'office hours» où ils sont reçus individuellement. Globalement, Florian y a trouvé plus d'échange et d'interactivité et une hiérarchie un peu moins lourde que dans l'institut parisien. Cette expérience a été très positive pour lui et l'a rendu plus tolérant. Il a renforcé sa pratique de la langue et, en retour, a prodigué des cours de français à des petits américains. De retour dans son Limousin natal, il devient, en juin et juillet, le collaborateur-parlementaire-stagiaire de madame Pérol-Dumont, sénatrice de Haute-Vienne. Pour la rentrée de septembre, il s'engage dans un master qui implique une double formation aux outils du management (HEC) privé et public (IEP), dans une perspective internationale. Florian est très confiant pour son avenir. Il est le produit tant de la méritocratie républicaine que d'un investissement familial remarquable, sans occulter une somme conséquente de travail personnel. Il faudra suivre ce jeune homme dans les années qui viennent. Quant on connaît son dicton préféré «Quand tout va bien, il faut bouger», on ne peut s'empêcher de penser qu'il n'en restera pas là.

Réparer les maux avec les mots

Olivier Guillot, originaire de l'Indre, a suivi des études de droit à Poitiers, puis lors d'un stage obligatoire, a fréquenté un gros cabinet d'avocat à Limoges spécialisé en droit des affaires. Après l'obtention de son diplôme d'avocat, le même cabinet souhaitait le garder comme collaborateur. Lui avait plutôt envie de repartir dans l'Indre où, dans une ville de 12000 habitants, vivaient ses parents et surtout, Nathalie qui allait devenir la femme de sa vie. Il était également élu au Conseil Municipal et délivrait bénévolement ses connaissances au sein d'une association d'aide aux victimes et de médiation pénale. Mais Nathalie trouve alors du travail à Limoges. Elle fut immédiatement séduite par la campagne Limousine et ses habitants auprès desquels, elle noua de belles amitiés. Par hasard, un jour, ils passèrent par Cieux où ils tombèrent littéralement amoureux de l'endroit où ils vivent toujours. Finalement recruté par un autre cabinet, Olivier passa ainsi cinq ans en abordant de multiples facettes relatives au droit pénal, à celui des affaires et du travail. Puis, petit à petit, il s'est recentré sur le droit de la famille qui pour lui « était plus en rapport avec l'humain». Vint le temps où l'envie de voler de ses propres ailes s'imposa comme une évidence. Après l'acquisition d'un local dans lequel il s'installe, il commence seul et constate que le téléphone sonne un peu moins. Mais cela n'a pas duré et sa clientèle augmentait à mesure que le bouche-à-oreille s'installait. Jusqu'au jour où, pragmatique, il s'associe avec des confrères pour fonder une société civile de moyens (on partage les frais fixes mais chacun garde sa clientèle), configuration dans laquelle il est encore à ce jour.Olivier Guillot D'après Olivier, la «plaidoirie à l'ancienne» se perd au profit d'un exercice oratoire qui a plus vocation à «optimiser le temps», en d'autres termes, à faire court. Néanmoins, le rôle de l'avocat est d'assister et surtout de représenter son client. Ce dernier ne sait pas toujours exprimer, décrire avec ses propres mots la réalité de sa situation au moment des faits qui sont soumis au tribunal. Ce sont donc les mots de l'avocat qui vont affronter les difficultés de la procédure en faisant valoir les arguments pertinents propres à susciter des appréciations positives en faveur de son client. Il faut être concis et percutant à la fois, aidé par une technicité oratoire qui peut faire basculer un jugement jamais acquis à l'avance. Et Olivier a usé aussi de «bons» mots, non par prédilection pour «la petite blague» mais parce que simplement, cela permet d'alléger, un peu, une situation parfois lourde. En Cour d'Assises, un individu, fou de Johnny Halliday avait, un soir d'ivresse, battu son épouse en lui infligeant des marques épouvantables, jusqu'au drame. Olivier, qui défendait les intérêts de la famille, n'avait pas réussi à faire réagir l'individu qui restait muet, prostré dans son silence. Il termina sa plaidoirie par un final magistral : »à l'image de votre idole, vous avez commencé votre histoire par Que je t'aime, pour la terminer aux Portes du pénitencier» Une autre affaire l'amena à défendre un client prénommé »Jésus». Ce dernier avait la fâcheuse tendance de suivre les femmes jusque chez elles pour les écouter vivre derrière leur porte. L'une d'elle, sentant sa présence, l'a repéré à travers l'oeilleton de sa porte. Le tribunal correctionnel lui infligea une peine clémente après qu'Olivier, sollicitant la mansuétude du Président et l'amenant à sourire en illustrant son propos d'une référence biblique : »Monsieur le Président, il faut être indulgent, c'est la deuxième fois en deux mille ans que Jésus est trahi par un judas...» Défendre les gens est sa passion mais il ne prendra jamais une affaire si le propos que tient son client est contraire aux faits. Enfin, Olivier Guillot constate que peu de personnes font appel à un avocat avant la survenance du conflit. Or, souvent, ce conflit pourrait être évité et les frais de procédure, qui en sont le corollaire, aussi. Il suffirait d'une simple consultation préalable qui, d'après lui, est moins coûteuse qu'on ne le pense généralement.

Réouverture d'un garage

Quand il commence son apprentissage au garage de l'étang en 1993, Frédéric Roussy ne se doutait pas qu'un jour, il aurait, à son tour, son propre garage sur la commune. Il passa deux années auprès des très connus Jean-Claude Ducouret et Jean-Louis Garraud, l'actuel gérant du garage de l'étang, pour devenir, grâce à ses maîtres d'apprentissage, un mécanicien automobile de grande valeur et obtenir ainsi son certificat d'aptitude professionnelle. Mais après son diplôme, le garage ne pouvait pas l'embaucher en tant qu'employé qualifié, l'effectif étant déjà au complet. Il tenta donc sa chance au garage Lathière, spécialisé dans la réparation des matériels agricoles, situé juste à côté. Après 3 mois d'essai, il fut définitivement embauché. Et pendant près de 20 ans, il assuma complètement sa tâche jusqu'à ce que le gérant du garage décide de fermer la succursale de Cieux qui n'était plus aux normes. Par voie de conséquence, Frédéric Roussy fut donc économiquement licencié. Il avait anticipé cette situation quand, en 2013, il avait racheté à la barre du tribunal, les actifs du 3ème garage de la commune - qui était en liquidation judiciaire - sis route de Blond. Il ne restait que les murs, l'intégralité des installations techniques ayant été préalablement revendues par le même tribunal. Après son licenciement, Frédéric avait deux ans devant lui, indemnisé par l'assurance chomage. Garage Frédéric RoussyPressé de reprendre le travail, il n'en mit pas tant pour rebondir mais il fut freiné par les nombreux obstacles inhérents à la lourdeur bien française opposée aux créateurs d'entreprise, jusqu'à envisager de tout abandonner, à un certain moment, tant les pesanteurs s'accroissaient. Mais Frédéric, fils et petit-fils de mécaniciens, ne pouvait pas renoncer. Après les formations adaptées à son nouveau statut de chef d'entreprise et celles plus techniques (valise électronique multimarques), l'achat du matériel indispensable à son activité (pont élévateur, poste à souder, «3ème bras», presse 30 tonnes...) et les différents plans prévisionnels, les rédactions juridiques, les négociations financières, il parvint enfin à ouvrir son garage il y a maintenant quelques semaines. Frédéric habite Blond mais il a toujours travaillé à Cieux. Comme ses enfants fréquentent l'école communale, il est donc très connu et cela lui a permis de démarrer très vite par le «bouche-à-oreille». Nombre de personnes demandaient depuis longtemps «quand le garage va -t-il rouvrir ?» Ses anciens clients agriculteurs sont ravis de retrouver un mécanicien qualifié sur la commune. Il répare aussi les voitures (tourisme, utilitaires) de toutes marques, les motos, ainsi que tout le matériel «parcs et jardins» tels que les motoculteurs, les tronçonneuses ou les compresseurs. Au vu de son garage bien rempli de véhicules et de matériels divers, il n'aura pas attendu bien longtemps pour rencontrer le succès. Gageons qu'à 38 ans, il a encore de belles années devant lui pour ausculter les entrailles des moteurs, contrôler les allumages et, plus généralement, remettre en état de bon fonctionnement les véhicules des habitants de la commune et des alentours.


Les jeunes et Madame la Sénatrice

Marie-Françoise Pérol-Dumont, sénatrice de la Haute-Vienne, était à Cieux pour une raison très particulière. Elle avait en effet invité les jeunes de la commune au Sénat pour visiter, le 28 octobre, ce lieu prestigieux (construit pour Marie de Médicis) sis au coeur du jardin du Luxembourg. Ses obligations ne lui permettant pas de pouvoir être personnellement sur place au jour prévu, elle a donc compensé en rencontrant préalablement les jeunes sur leur lieu de vie. Après un préambule de Maryse Jardin, Maire-adjointe, Marie-Françoise Pérol-Dumont a exprimé sa satisfaction de constater que la jeunesse de Cieux s'intéressait aux institutions de leur pays mais aussi, s'impliquait dans les activités des associations ou bien auprès des aînés. Les sénateurs, «élus des élus» ont habituellement plus de rapports avec ces derniers qu'avec les citoyens. Néanmoins, le Sénat est bien la maison des élus et des citoyens. La sénatrice de Haute-Vienne a rappelé le fonctionnement et l'utilité de cette vénérable institution, mal connue des français. Le Sénat dit aussi «chambre haute« est une des deux composantes du Parlement bicaméral, qui, à l'inverse de l'Assemblée Nationale ne peut être dissous. Les sénateurs, au nombre de 348, sont élus pour six ans par les «grands électeurs» (maires, adjoints, membres des conseils départementaux et régionaux...) et de ce fait, sont amenés à rendre compte de leurs actions aux élus des collectivités locales plutôt que directement aux citoyens comme le ferait un député. MF Pérol-Dumont et les jeunes de CieuxIls ont trois missions principales : le vote des lois, celui des budgets de l'état et le contrôle de l'action gouvernementale par, notamment, les questions écrites (au JO) ou orales (en séances). Les textes concernant les collectivités territoriales (communes, intercommunalités...) sont d'abord traités par le sénat qui est l'interface entre les élus et le gouvernement. En cas de vacance présidentielle (décès ou démission du Président de la République), c'est le Président du Sénat qui assurera l'intérim jusqu'à l'élection du nouveau Président du pays. Son indemnité parlementaire, sa seule ressource, peut être assimilée à un salaire sur lequel elle paye ses impôts comme tout un chacun. Son indemnité représentative de frais de mandat (versé sur un compte à part) lui permet de payer ses frais de déplacement, les locations de bureaux, l'entretien des mêmes locaux, l'informatique... (uniquement les frais résultant de l'accomplissement de son mandat). En fin de mandat, s'il reste des sommes non utilisées, le reliquat est reversé au Sénat. Ses collaborateurs (3 postes), tant à Limoges qu'à Paris, sont rémunérés directement par le Sénat. Puis vint le moment des questions diverses posées par les personnes de l'auditoire. Dans ses réponses, notamment à propos de l'utilité ou pas d'une deuxième chambre, elle précisa que 60% des amendements proposés par le Sénat sont repris par l'Assemblée Nationale et que la moyenne d'âge ainsi que le pourcentage de femmes étaient identiques à ceux de cette même Assemblée. Plus qu'une leçon, ce fut un moment de pédagogie civique rare qui suscitera peut-être des vocations au sein de la jeunesse présente. L'avenir le dira.

Inquiétudes...

Didier, Eric et Olivier Huet sont trois frères exploitants agricoles sur la commune. Pour préparer la future retraite de Didier, Eric et Olivier se sont associés pour former un GAEC (Groupement Agricole d’Exploitation en Commun) afin d'optimiser leur nouvelle entreprise. Pour bénéficier de la PAC (Politique Agricole Commune), ils doivent répondre à un certain nombre d’obligations, notamment Didier, Eric, Olivier Huetse former pour obtenir un certificat phytosanitaire et subir des contrôles techniques obligatoires et payants. Leur activité exercée, 12 à 13h00 par jour sept jours sur sept, est centrée, notamment, sur l'élevage, allant des bovins allaitant à la traite directe du lait. Les céréales qu'ils produisent sont autoconsommées par leur cheptel. Aujourd'hui, le lait leur est payé au prix d'il y a trente ans. Cela est dû entre autre, à une surproduction européenne couplée à une lente décroissance de la consommation et, d’après les organisations professionnelles, au fait que « la grande distribution ne joue pas le jeu ». La viande rouge est, elle aussi, moins consommée - en France et en Europe - depuis une quinzaine d'années. En revanche les charges de fonctionnement, ne cessent d'augmenter, à commencer par la MSA (Mutualité Sociale Agricole) qui engloutit environ 46% des revenus nets des agriculteurs-exploitants. «Depuis la suppression des quotas laitiers en mars 2015, il y a eu une augmentation de la production partout en Europe (5% en Allemagne, 1% en France) et l'embargo vers la Russie a amplifié le manque de débouchés» déplorent Didier, Eric et Olivier Huet. Ils sont un peu pessimistes pour l'avenir de leur exploitation et craignent de ne pas trouver de repreneur quand l'heure de la retraite sonnera.«Les jeunes ne sont plus attirés par une activité dans laquelle il faut beaucoup se priver, travailler sans compter ses heures, en se demandant si l'on pourra bénéficier de sa retraite – modeste - après la cession de l'exploitation». Ils continuent pourtant de penser que «leur métier est à la base des civilisations et qu'il faudra bien quelqu'un pour continuer à nourrir les gens». Aussi, tous les jours, on peut les voir «visiter» leurs bêtes qui broutent la belle herbe limousine ou bien, souvent, finir tardivement un travail dans les champs alors que le dîner est déjà en cours dans nombre de foyers. Au prix «d'un suicide par jour chez les exploitants agricoles», cela peut paraître cher payé. Didier, Eric et Olivier Huet ont toujours travaillé dans ce secteur depuis une quarantaine d’années. Ils continuent de penser «qu'il faut s'accrocher et tenir jusqu'à des jours plus favorables aux producteurs». Cela serait plus faisable si les aides contractuelles, venant de la PAC pour l'année 2015, leur avait été versées, ce qui n'était toujours pas le cas en septembre. En attendant, on ne peut que louer leur courage et leur ténacité.

C'est ici le chemin...

L'idée était dans l'air. Afin de susciter la venue de nouveaux randonneurs et autres promeneurs, la municipalité a décidé de moderniser la signalétique relative aux différents mégalithes et aux endroits ou sites remarquables. Pour ce faire, il était nécessaire de créer des panneaux qui soient à la fois simples et esthétiques pour une bonne adéquation avec le milieu naturel mais aussi informatifs pour expliquer les particularités de chaque lieu qui ne sont pas forcément visibles au premier regard du promeneur. Deux types de panneaux ont donc été fabriqués : les directionnels (fléchage : 15) et les explicatifs (sur place avec la description ou la légende attachée au lieu : 10). panneau La mise en place desdits panneaux du circuit des mégalithes est maintenant terminée. Belle initiative portée par les jeunes du Conseil Municipal des Jeunes, les agents municipaux du service technique et des élus qui ont participé à cette opération. La municipalité remercie M. Christian Dijoux et l'entreprise EuroPLV qui les a fabriqués gracieusement, seuls les matériaux ont été financés par la commune. Très belle réalisation, beau matériau, belles couleurs, bonne intégration dans le paysage. La municipalité remercie également tous les propriétaires des sites sans la bienveillance desquels rien n'aurait été possible. Les lieux indiqués et renseignés sont : la Chapelle du Bois du Rat, les sites préhistoriques sous roche (rochers des Fées, Grotte de la Basse Forêt), le dolmen des Termisseaux et les deux menhirs (Ceinturat et Arnac), les pierres curieuses qui sont parfois des pierres à légende : le Pas de la mule, la Pierre à sacrifices du Chiroudi, la Roche branlante de Boscartus, le Champignon, le Berceau, le Fauteuil de la bergère, la Tête de carpe. Nul doute, qu'à terme, les promenades sur ces sentiers vont trouver un «deuxième souffle» avec ceux qui connaissent déjà et surtout avec ceux qui ne connaissent pas encore. Il y a quelques légendes à redécouvrir...

52 sur mille !

Sous l'égide du directeur Philippe Teillet, l'école et notamment les classes de CP et CE1 avaient «préparé le terrain»... En effet, dans le cadre d'un projet envionnemental (nature, jardin, tri..) un technicien forestier était venu, quelques jours avant, éveiller les enfants à l'importance de l'arbre dans la nature. Il est important de sensibiliser les jeunes à la multifonctionnalité de la forêt qui est indispensable à la vie ; et cela dans les aspects écologiques mais aussi économiques car la forêt est le deuxième pôle économique du Limousin avec 15000 emplois. Un bon sujet pédagogique qui permet aussi de traiter la vie, l'oxygène, la photosynthèse... Ainsi, les professeurs de l'école ont suivi avec un travail en classe sur la croissance d'un arbre en partant du fruit jusqu'à la maturité. Cette initiative, due au Syndicat des Propriétaires Forestiers Limousins, au Groupement de Développement Forestier des Monts de Blond et d'Ambazac et au Centre Régional de la Propriété Forestière, avait pour finalité la plantation de 1000 arbres en Limousin pendant la semaine internationale des forêts. Ces groupements ont donc fournis gracieusement des lots de plants présélectionnés. L'école de Cieux a choisi les lots «Arboretum», «Champêtre» et «Fleurs», soit 52 plants de variétés diverses qui ont été plantés par les enfants des classes élémentaires. Chaque arbre a été identifié et chaque enfant a SON arbre. Une belle initiative qui va dans le sens de la re-découverte de la nature car les enseignants, bien placés, constatent que même les enfants qui vivent en milieu rural sont un peu «déconnectés» de leur milieu naturel. Gageons que cette action collective engendrera de futurs acteurs de l'environnement forestier.

Un anglais un peu "crazy"...

Des anglais, il y en a beaucoup en Limousin et aussi à Cieux. Mais avec Kévin Hearn, nous devons tenir un spécimen un peu exceptionnel...

Dans sa jeunesse,pendant ses études, il quitta son île pour passer, un temps, par l'université de Grenoble puis APR celle de Stuggart. D'où une première approche avec la langue française et la langue allemande à travers des études en droit européen et en économie.
Il devint ensuite hommes d'affaires dans l'import/export, occupation qui imposait de se déplacer beaucoup dans différents pays (Afrique du Sud, Australie, Japon...) et qui l'éloigna souvent de son domicile. Ses journées de travail dépassaient souvent les 18h00 et il ne prenait que peu de temps de repos.
Miné par le stress, au bord du «burn-out» avec un pronostic médical de fin de vie à 55 ans s'il continuait au même rythme (4h00 de sommeil par nuit, le tabac, l'alcool comme stimulant), il résolut de changer radicalement de vie en devenant professeur dans un collège puis directeur de l'établissement. Ce fut un premier apaisement avec, néanmoins des problèmes de santé récurrents (coeur, tension), conséquence d'une vie trop trépidante amenant souvent à l'épuisement.
Il devait absolument trouver le calme, atteindre la sérénité et lâcher prise. Il chercha donc à s'éloigner de la ville et commença par la Cormouailles et d'autres endroits réputés pour leur tranquillité. A son goût, il y avait trop de béton, trop de gens, pas assez d'espaces reposants.
Comme il est profondément Européen, il se dit «Et pourquoi pas en France ?»Kévin Hearn et Jill
 Il se renseigna donc sur les régions qui le tentaient au travers des Préfectures. Il jugea qu'il y avait trop d'anglais à Angoulême et finit par s'intéresser au Limousin.
Il vint pour la première fois dans la commune en 2003, alors que son épouse, Jill, travaillait encore et fut, tout de suite, séduit par l'endroit qui lui rappelait un peu la Cornouailles mais en plus grand.
Il amena très vite son épouse qui fut aussi séduite que lui mais elle redoutait de vivre dans un pays où elle ne connaissait personne. Elle accepta donc un «essai de vie» pendant 3 ans avant de décider de quitter - ou non - son Angleterre natale.
Une jolie maison entourée de 4 Ha de terrain fut donc acquise à Cieux en 2004 Là, Jill et Kévin, en grands amoureux de la nature qu'ils sont,  trouvèrent leur bonheur dans le calme et l'apaisement prodigués par la campagne Limousine. Au bout de 10 mois, Jill dit à Kévin : «on reste !»
N'ont-ils pas trouvé les Français déplaisants comme souvent caricaturés ainsi par les tabloïd Anglais ? »Pas du tout, au contraire, nous avons rencontrés des gens charmants et accueillants. Nous avons choisi Cieux car il y a peu d'Anglais alentour, cela afin d'éviter le communautarisme et le vivre-entre-soi». Cela ne l'empêche pas d'aider ses compatriotes quand ils en ont besoin. Il est fréquemment appelé par eux pour résoudre des problèmes qu'ils maîtrisent mal.
Kévin a voulu concrétiser leur bien-être et s'iintégrer encore plus dans leur nouvelle réalité de vie en demandant la nationalité française en 2009 - »crazy» on vous dit - qu'il a, en bon concitoyen, obtenue sans difficulté. Jill fera de même cette année.
Depuis, ils énervent (gentiment) les participants au concours de fleurissement de la commune en remportant tous les ans le premier prix pour les parcs et jardins.
Mais ce n'est pas tout, Kévin, pour parachever son »diplôme» de citoyen français est entré au conseil municipal de la commune où il anime le fleurissement et plus généralement tout ce qui concerne la nature, la forêt, les étangs. Il considère qu'après avoir »raté une partie de sa vie», il a enfin trouvé son havre de paix qu'il savoure chaque jour un peu plus auprès de son épouse.

Chasse au chien courant

Dimanche matin 8 h 00 à «La Cabane», local spécialement aménagé, par les chasseurs eux-mêmes, dans une usine désaffectée. Grand feu de bois dans la cheminée, une grande table de bois entourée de bancs et des assiettes vides, pour le moment. Temps pluvieux mais çà ne rebute personne car il y a déjà une dizaine de membres de l'ACCA qui sont arrivés. Les ACCA (Association Intercommunale de Chasse Agréée) ont été créées en 1964 par la loi Verdeille. Elles régissent un territoire parfaitement délimité et pérennisent un type de chasse populaire tout en assurant une bonne gestion cynégétique. Sur ce territoire, on peut trouver des chasses privées signalées par des panneaux ; ce sont généralement des surfaces d'au moins 60 ha d'un seul tenant. L'ACCA de Cieux compte environ 75 adhérents dont 20 à 25, suivant leur disponibilité, participent régulièrement aux journées de chasse. Nous nous rappelons tous d'une chasse-promenade où l'on partait à 2 ou 3 sur les chemins, un peu au hasard, pour rencontrer - ou pas - ici une envolée de perdreaux, là, le départ d'un lièvre ou d'un lapin sauvage dit «de garenne». C'était un peu »au p'tit bonheur la chance». Aujourd'hui, on n'en est plus là. Nos contrées sont principalement pourvues de chevreuils et de sangliers qui font quelquefois pas mal de dégâts sur les terrains cultivés. Ces derniers se sont développés depuis 20 ans et dans certains départements, ils approchent de plus en plus les lieux habités. En outre, les dégâts occasionnés coûtent très cher aux Fédérations qui doivent rembourser les dégâts. La chasse est donc le bon moyen d'unir l'utile à l'agréable pour les adeptes du loisir cynégétique. Donc, après que tous aient signé le registre des battues (c'est obligatoire), 2 petits groupes partent dans 2 directions différentes afin de »faire les pieds». Cette action consiste à parcourir les lisières des chemins forestiers, des bois, des cultures afin de repérer les traces des sangliers. Christian Dijoux, le Président de l'ACCA, avait placé la veille, ici et là, des brindilles sur les «coulées», passages supposés des «bêtes noires». Mais comme il avait plu toute la nuit, il ne vit aucune trace interprétable. Par mauvais temps, à fortiori quand il neige, les sangliers sont capables de ne pas bouger de leur bauge et même de rester une journée sans manger. Il faudra donc y aller un peu au hasard mais avec toutefois une solide connaissance du terrain et de la faune locale. Retour à la cabane où Christian Dijoux accueille des invité(e)s venant d'un autre territoire en même temps que d'autres adhérents et appelle tout le monde à faire silence. Il énonce alors les consignes générales de sécurité à respecter scrupuleusement, notamment le port de l'arme (déchargée et ouverte lors des déplacements) et les règles de tir. Il rappelle le code des sonneries (nombre de coups de trompe différent pour indiquer le début de la battue, la levée, la fin de battue...) et précise qu'il dispose de 3 bracelets (attributions pour des bêtes noires de plus d'un an), pour lesquels il ne faut pas aller au-delà. Ensuite, il précise les emplacements des postes nommés suivant leur environnement (les saules, les thuyas, les acacias, les ajoncs, le dos d'âne...) dans le secteur choisi (Pierrefolles) vers lequel tous vont se diriger, équipés de chasubles fluorescentes orange (obligatoire). Notons que l'on compte aujourd'hui environ 15% de femmes dans les effectifs chasseurs. Arrivés sur le lieu qui servira de point de départ, Christian Dijoux libère ses dix chiens qui attendaient sagement dans son véhicule spécialement aménagé. 3 autres, appartenant à un autre chasseur, viendront se joindre au groupe. A ce moment précis, les chiens qui étaient restés particulièrement silencieux jusque-là, ne se tiennent plus : ils libèrent des aboiements joyeux, comprenant que pour eux le moment est maintenant venu. chiens

Et là, on constate que la technologie a pénétré tous les secteurs d'activité. Christian Dijoux équipe chaque chien d'un collier GPS en validant chaque nom sur un boîtier récepteur. Cela permet de les retrouver très vite et, surtout, d'éviter de les perdre. Lorsque tous sont équipés, la meute en liesse est lâchée vers un endroit présumé receler des «sus scrofa» (nom latin du sanglier) pour effectuer le «rapproché». La trompe retentit ; c'est le départ. Et ce fut quasiment une explosion ! A 100 mètres du point de départ, les chiens s'engoufrent, à grand renfort d'aboiements, dans un gros fourré de buissons et de ronces entrelacés (la »remise»), impénétrable pour un humain et provoquent 2 départs immédiats ; c'est levé ! Très vite, on perd les chiens de vue, avalés par la végétation abondante et l'on n'entend plus que leurs récris qui régressent en s'éloignant. Pourtant il n' y a eu aucun tir des «postés». Les sangliers ont réussi à passer la ligne sans être vus. Il faut donc maintenant récupérer tous les chiens et cela sur un territoire de plusieurs kilomètres carrés. Puis, Christian Dijoux ramène tous les chiens au point initial et les lâche pour la deuxième fois. Effectivement, du même endroit, d'autres sangliers détalent encore devant les chiens mais cette fois encore, il n'y aura pas de bête abattue. D'après certains chasseurs qui l'ont vécu, on peut passer 6 heures en poste sans rien voir. Il a fallu encore deux autres attaques pour qu'enfin 2 sangliers soient »prélevés».chasseur
Ce n'est qu'en toute fin d'après-midi que tout ce petit monde s'est retrouvé à la cabane pour un bon casse-croûte et aussi pour le partage, après préparation, de la venaison. Ce loisir - aujourd'hui très encadré réglementairement - a toujours existé. C'est une activité conviviale et exigeante. Ceux et celles qui s'y adonnent sont, indéniablement, des amoureux de la nature à laquelle ils vouent un grand respect. Ils sont à l'école de la patience qui leur retourne, en récompense, une bonne dose d'anti-stress. Ils ont aussi un rôle éminemment régulateur quant au nombre d'individus. Sans leur concours, il y a fort à parier qu'un jour ou l'autre, le stade de la commune ou l'arboretum seraient retournés par les groins destructeurs... Vive donc la chasse responsable et équilibrée telle qu'elle est pratiquée au sein de l'ACCA de Cieux.

Le retour de la meringue

Un essai bien transformé Les plus anciens se souviennent soudainement de leur jeunesse, notamment quand ils allaient, main dans la main, déguster une délicieuse pâtisserie après s'être assis sur un banc... Des cyclotouristes, d'un club bien connu à Limoges, font un détour pour venir chercher ce qu'ils disent être «la meilleure du département...« D'autres qui n'aimaient pas particulièrement cela ont changé d'avis en devenant les adeptes de la dernière fournée... Mais qu'est ce donc qui provoque une telle ferveur ? Un tel engouement, nouveau pour un grand nombre ? Il fallait donc aller voir cela de près... Le grand responsable de ces plaisants bouleversements s'appelle Nicolas Chavanne. Il a repris depuis 3 ans, avec sa compagne, la boulangerie-pâtisserie du centre bourg qui a maintenant pour enseigne «Gaëlle et Nico». Il existe pourtant plusieurs méthodes (Italienne, Suisse, Française) pour créer cette pâtisserie fine et légère qui a le mérite de nécessiter très peu d'ingrédients : du sucre et des blancs d'oeufs. On peut ajouter à la demande ou selon son inspiration ou encore pour suivre le goût local : des fruits secs, du café, du chocolat, de la fraise...). Il y a donc mille et une manières de faire la meringue. Effectivement car nous sommes nombreux à en avoir consommé puis, petit-à-petit, à s'en être imperceptiblement détaché tellement le goût devenait standardisé pour ne pas dire quelconque, jusqu'à ne plus en prendre quand l'on nous en proposait lors d'un «venez-pour-le-dessert« entre amis. Ce n'est que début 2015 que Nicolas se mit à produire «l'objet du délit» car, d'après ce qui lui avait été dit «la meringue ne marchait pas plus que çà à Cieux...« Après des débuts timides et quelques essais (ils n'hésitèrent pas à faire goûter les réticents), la demande se fit plus pressante. Il augmente donc progressivement les quantités et aujourd'hui, il vend tout en quelques heures.  Mais comment fait-il donc pour sublimer cette «pâtisserie boulangère» au demeurant plutôt banale quand on sait de quoi elle est constituée ? Et puis, «ça ne vient pas de sortir» puisqu'on la trouve, nommée pour la première fois, dans un livre de cuisine en 1692, écrit par le Limousin François Massialot. Eh bien, comme souvent en gastronomie, tout vient de «la patte de l'artiste» : proportionnalité du sucre et du blanc d'oeuf, fouettage et montée en température au degré près, temps de cuisson contrôlé de manière à obtenir une certaine fermeté à l'extérieur mais - et c'est ce qui fait toute la différence - une texture crémeuse «nuageuse», qui fond dans la bouche lors de la dégustation, à l'intérieur. Nicolas a été le premier étonné : «je n'avais pas imaginé que les gens apprécieraient autant...«, d'autant plus qu'il n'en fait qu'une fois tous les quinze jours et seulement le week-end. «Plusieurs personnes qui ne se connaissent pas disent la même chose : çà nous rappelle notre enfance...« telle la madeleine pour un certain Marcel. Nicolas Chavanne
Fort de cette expérience, il a aussi créé une baguette tradition (appellation conforme à un décret qui exclut tout additif) façonnée à la main qui est devenue maintenant la meilleure de ses ventes et aussi un gros pain au levain à l'ancienne vendu au poids (comme autrefois) qui commence lui aussi à rencontrer un beau succès. Nicolas a aussi une particularité qui lui est propre et dont il n'est même peut-être pas conscient : il est toujours calme, aimable et souriant. Pourtant sa compagne et lui se sont en quelque sorte «arrachés» de leurs racines qui sont restées dans l'est de la France. Mais ils considèrent avoir été très bien accueillis par les Limousins de Cieux et alentours, à tel point qu'ils viennent, il y a deux mois, d'en augmenter la population par un troisième enfant bien du cru cette fois ! Celui-là, il aimera certainement la meringue...

Un téléthon superbement réussi

Entre 300 et 400 personnes, de la commune et d'ailleurs (Charente, Creuse, Haute-Garonne, Vienne...), ont pris part au Téléthon 2015. 30 équipe de 2 pêcheurs-carpistes prenaient place, dès le vendredi matin, sur les berges de l'étang de Cieux pour un enduro qui les a mobilisé sur place jusqu'au dimanche matin. Il fallait un équipement adapté à la saison mais ces véritables «pros» de la pêche sportive n'avaient rien oublié. Sous les tentes, on pouvait trouver, outre le matériel «high-tech» du pêcheur passionné, des chauffages au gaz et même des petits téléviseurs sur batteries rechargées à l'énergie solaire. Les pêcheurs ont accueilli cette année, au bord de l'étang, les enfants des écoles qui ont découvert les subtilités de leur passion halieutique. L'échange a ravi les deux parties. Les jeunes de la commune avaient organisé des ateliers-créatifs, un espace jeux de société, la vente d'objets de Noël et une tombola avec les «enveloppes-magiques» gagnantes à tous les coups. Téléthon près de l'étang
Une randonnée pédestre a séduit une trentaine de personnes le samedi après-midi ; elle s'est terminée avec les pêcheurs qui ont servi du vin chaud. En soirée, les chasseurs proposaient un repas en soirée, à la salle polyvalente, où environ 120 personnes se sont retrouvées. Enfin, après l'enduro qui s'est terminé le dimanche matin, les pêcheurs ont servi, dans la même salle, un autre repas partagé avec plus de 100 personnes. Les vainqueurs de l'enduro, de la «pesée du jambon» et de la «longueur de la rosette» ont reçu les trophées et récompenses prévus. Toutes ces manifestations ont généré de beaux bénéfices, supérieurs à l'an dernier, qui seront remis à l'AFM-Téléthon.

pier O bois s'en va-t-en mer

Dimanche 21 novembre, l'association pier O bois avait organisé un voyage en bord de mer (La Rochelle, Rochefort) pour remercier ses adhérents et celles et ceux qui lui ont apporté une aide ponctuelle lors des manifestations de l'association. Malheureusement, tous les personnes sollicitées n'avaient pu se dégager ce jour-là. Cette journée a permis de faire découvrir, en matinée, l'aquarium de La Rochelle, qui fait partie des plus grands aquariums Européens. Sur l'Hermione
Et après un délicieux repas à La Chunga de Rochefort, certains sont allés visiter la Corderie Royale, née de la volonté de Louis XIV et de Colbert : là, on fabriquait les cordages (jusqu'à 300 m de long) qui étaient utilisés par la Marine. L'atelier de matelotage montrait, lui, les utilisations particulières des cordages à bord des navires et dans les arsenaux. Un autre groupe avait choisi la visite guidée de la frégate «l'Hermione», revenue à son port d'attache après son voyage triomphal en Amérique l'été dernier. Ce fut une très intéressante plongée dans l'histoire de France et de la guerre d'indépendance des Etats Unis à laquelle le Marquis de La fayette, parti sur ce bateau en 1780, prit une part décisive. La journée a semblé bien trop courte à beaucoup ; reste la possibilité de revenir sur les lieux pour compléter les connaissances de ces 2 villes remarquables de Charente Maritime, qui feront partie, avec le Limousin, de la prochaine grande région.

Marche d'hommage

Ce dimanche 22 novembre, la municipalité et le Conseil municipal des jeunes rassemblait les Ciellois sur la place du 8 mai 1945. Le maire, Claude Lebraud, a rappelé le courage de la police et des services publics et a demandé une minute de silence en faveur des victimes. Christian Gauthier de l'ANACR a déclamé un texte qu'il avait écrit, qui appelait à la résistance. Maryse Jardin a lu le poème «Liberté» (j'écris ton nom) de Paul Eluard et tous entonnèrent la Marseillaise. Ce moment de recueillement fut suivi par une marche d'hommage aux victimes dans le bourg. En fin de marche, Loïc Dufourneau, initiateur du CMJ, a remercié les personnes présentes en concluant par un message d'espoir. Sur tous ces actes et ces pensées planait les mots de Victor Hugo prononcés en 1870 : «Par l’union, vous vaincrez. Étouffez toutes les haines, éloignez tous les ressentiments, soyez unis, vous serez invincibles»Marche dans le bourg

Rando d'automne

L'association sports et loisirs (Gym) avait organisé une randonnée pédestre d'une douzaine de km sur les beaux chemins forestiers de la commune. La matinée ensoleillée, après une brume novembrale, avait convaincu de nombreux marcheurs et amoureux de la nature qui arbore encore les merveilleuses teintes enflammées de l'automne. Bien que souvent empruntés par les adeptes de la «rando«, ces sentiers sont toujours une (re)découverte suivant la saison. Et là, on ne pouvait que s'émerveiller de ces mélanges rouge-bruns, ocres et dorés. La distance n'en a paru que plus courte tellement le spectacle était splendide.Les randonneurs de l'automne Au retour, un sympathique repas a remis tout ce petit monde en forme et l'animatrice de Gym tonique a conclu la journée avec quelques figures de danses en groupe. Rappel : gym tonique (mardi soir) gym douce et zumba enfants (mercredi après-midi) sont ouvertes à tous et dispensées chaque semaine. Renseignements : 0680124257

 Visite aux châteaux de la Loire

Après un départ à 5 heures de Cieux et une pause petit-déjeuner à Valencay, le groupe du conseil municipal des jeunes de Cieux (CMJ) et leurs accompagnateurs sont arrivés à Chambord vers 9 heures.

La visite guidée du château a commencé un peu avant 10 heures. Premier constat : Chambord est un château vide de meubles étant donné qu'à l'époque, le Roi François 1 er se déplaçait avec ses meubles. La visite guidée s'est terminée sur les terrasses du Château, où la vue est imprenable sur le magnifique parc de 5.440 ha.

Après quelques achats à la boutique, les jeunes se sont rendus au château de Cheverny, qui a inspiré Hergé pour son célèbre château de Moulinsard (Tintin). Seule une partie du château est visible car l'autre est encore habitée par les maîtres des lieux. C'est ainsi que certains jeunes se sont imaginés, pour un instant, propriétaires du château accueillant leurs amis au sein de leur demeure…Les jeunes de Cieux à Chambord

S'en est suivie une balade en voiture électrique avant d'embarquer dans un bateau, lui aussi électrique, pour visiter le parc du château et le célèbre chenil d'une centaine de chiens.

Le retour a été des plus joyeux. Le maire, Claude Lebraud, était même présent avec les jeunes sur la banquette arrière du bus attestant du bon mélange des générations à Cieux !

Cette visite a été à l'initiative des jeunes du CMJ. La municipalité a mis à disposition le bus communal et le chauffeur, et le carburant a été offert par le maire. Pour les jeunes, ce fut un enrichissement culturel très fort. Ils remercient tous ceux qui ont 'uvré à ce beau projet.

Les jeunes donnent rendez-vous au vendredi 19 février, pour la visite du Panthéon et du Sénat.