mégalithes

  • Un parcours unique !

    Faites une balade magnifique en allant sur les pas des premiers hommes !

    Parcours détaillé de la randonnée pédestre (avec fichier gpx) ici

    Intérêts : Chapelle du Bois du Rat ", Le Champignon ", la Pierre à cupules d'Arnac, l'Oratoire de Basse-Forêt, le menhir de Cinturat, la Pierre du Chiroudi, les Rochers des Fées (clic sur les icônes).Toutes les photos des mégalithes
    Source des textes ci-dessous : www.tourisme-haut-limousin.com

    Le dolmen des Termisseaux à Cieux



    A 500 m du bourg de Cieux, sur la route menant à Oradour-sur-Glane, avant La Betoulle.

    Ce dolmen "oublié" depuis longtemps a connu une véritable "renaissance en 2014. Détails ici : Inauguration du dolmen.




    Menhir de Cinturat à Cieux, classé Monument Historique

    Prenez sur la gauche à 800 m avant le village de Cinturat un chemin de terre carrossable. Le menhir (fléché) se trouve à 500 m. Il s’agit du plus grand menhir du département. Sa hauteur au dessus du sol est de 5.10 m, il est enterré de 2 m.

    Selon la légende, la Sainte vierge promenait son divin Fils en filant sa quenouille. L’enfant jouait avec les petits anges. Un papillon ayant attiré leur attention, ils s’éloignèrent.. Marie, alarmée, ne voyant pas revenir son Fils, piqua en terre sa quenouille et se mit à sa recherche. Puis l’ayant retrouvé, elle regagna directement sa demeure, laissant sa quenouille dans la bruyère. Une sorcière de la Basse-Forêt, qui parcourait le pays à la recherche des plantes nécessaires à sa magie, aperçut, une nuit, la quenouille oubliée. Lorsqu’elle voulut la saisir, le bâton devint lumineux, puis se changea en une immense pierre. Dieu n’avait pas voulu qu’une main impie touchât un objet ayant appartenu à sa mère.
    Pour conjurer le sort ou si l’on veut se marier dans l’année, il suffit, la première fois que l’on voit le menhir, de lancer une pierre sur la corniche située à mi-hauteur de celui-ci. Si elle s’y maintient, le vœu sera exaucé.

    Pierre à Sacrifices de Cinturat ( ou du Chiroudi )


    Le chemin de terre carrossable qui mène à cette curiosité naturelle est indiqué sur la gauche, 200 m environ après le village de Cinturat.

    Ce bloc de granit porte à son sommet, des creux dans lesquels la tradition populaire voit l'empreinte d'un corps humain. Il s'agit en fait de bassins résultant de la désagrégation du granit sous l'effet de l'érosion. Ce phénomène, provoqué par l'acidité des eaux de ruissellements, est fréquent dans la région.

    La chapelle du Bois du Rat à Cieux

    La chapelle rurale du Bois du Rat est l’une des rares églises-grange qui subsite encore. Elle fut le siège d’un pèlerinage en l’honneur de Saint Jean l’évangéliste.En direction de Montrol-Sénard, au hameau de Peyrelade, un magnifique point de vue sur le Sud et l’Est des Monts de Blond s’offre à vous.

    Pourquoi le nom « Bois du Rat » ? Deux traditions :

    • un rat animal maléfique, en relation avec le diable aurait eu son antre dans ce bois. Il fallait combattre les sort qu’il jetait.
    • « rat » serait une déformation de « l’Oran », ce qui signifie, celui qui prie du latin orare = parler. Un Saint Ermite se serait retiré dans ce bois pour vivre et prier en solitaire. La chapelle aurait été construite en souvenir de ce moine.

    Dans la chapelle, à droite, en entrant, on observe une fente percée dans la muraille et obscurcie par la fumée des cierges allumés pour obtenir la guérison des animaux. Des poils et des plumes de bêtes malades étaient confiés à la cavité en arrière de cette fente.
    Selon la tradition, les femmes stériles avaient aussi pour habitude de gratter la pierre sous la fente pour avoir un enfant.

    Les gens venaient aussi en ce endroit lorsqu'ils pensaient être "pris de sortilèges". En faisant 3 fois le tour de la chapelle et de la croix, ils espéraient conjurer les mauvais sorts.



    Pierre Champignon à Cieux

    Entre la chapelle du bois du Rat et l’étang de Fromental, un sentier orienté au Sud, s’enfonce dans la forêt. Sur la gauche, à 500 m, ces deux blocs erratiques superposés forment au dessus des fougères un gigantesque cèpe. La forêt aux alentours dissimule un très grand nombre de blocs de granit de taille impressionnante et aux formes variées< /br>.



    Le Berceau de la bergère à Cieux
    Non loin du cèpe, cette grande pierre arrondie. Si l'on a de la chance on peut faire basculer la pierre et la faire bouger de la façon dont on berce un bébé.


    Le fauteuil de la bergère à Cieux

    A côté de la précédente, on peut voir ce gros rocher curieux.<br />

    Les Rochers des Fées à Cieux

    Vous irez à l'encontre de la " Roche aux Fées " et du " Pas de la Mule " près de l'étang de Fromental. L'abri est situé entre des blocs erratiques de grande taille. Des fouilles récentes, ont montré que cet abri avait connu une longue occupation préhistorique. Les vestiges recueillis et les structures découvertes attestent son utilisation depuis le Magdalénien final jusqu'à l'Age du Bronze (de 10000 à 1800 avant notre ère), d'abord comme habitat, puis comme nécropole. Au pied de l'abri, le ruisseau de Brudoux cascade au sein d'un spectaculaire éboulis granitique. On y trouvera, entre autres, un curieux rocher en forme de tête de carpe.

    Selon la légende, ce chaos impressionnant serait les ruines de l'ancien palais des fées. Au milieu des blocs, une large pierre lisse affleure le sol. On y relève des empreintes ayant donné lieu à de nombreuses interprétations. Une jeune et belle bergère, émue par un bêlement plaintif, fut attirée vers les rochers où les fées la retinrent prisonnière. Les nymphes de l'étang envoyèrent alors à un jeune seigneur du voisinage une mule enchantée afin qu'il puisse la sauver.
    Puis, se glissant sous les rochers, elles soulevèrent sur l'étang une brume épaisse qui ne tarda pas à noyer complètement les environs. Grâce à ce brouillard, le cavalier put s'approcher de la captive et l'enlever sur sa mule, qui, pour s'évader du lieu maudit, fit un effort si prodigieux que son sabot resta gravé dans le roc.

    Oratoire de Basse-Forêt, (Grotte d’Arnac) à Cieux

    Chaos naturel aménagé en grotte avec une table d’autel pour célébrer la messe. Dans une niche, une statue de Notre-Dame.

    Ce monument fut dédié à la Vierge le 29 mai 1889. Au début du XXe s., la famille Labarde était propriétaire de la chapelle du Bois du Rat. A la suite d’une discorde avec le curé de Cieux, Monsieur Labarde interdit au représentant de l’Eglise de célébrer la messe dans la chapelle. Pour que les offices qui avaient lieu là se poursuivent, on aménagea alors la grotte qui existe dans les rochers proches de la Basse-Fôret.


    Pierre à cupules d’Arnac à Cieux, inscrit Monument Historique

    Il s’agit d’un menhir de 3.20 m de longueur qui présente une centaine de cupules et de signes gravés (croix). Ce monolithe, redressé en 1985, se trouve à droite de l’entrée du village d’Arnac.

    Selon la légende, les cavités conservaient l’eau toute l’année. Si par hasard l’eau s’asséchait, une poudre miraculeuse pour la santé des animaux et des gens se formait.
    Aussi, lorsque la sécheresse était grande, les villageois retournaient la pierre afin de faire tomber la pluie.


    Menhirs du Pic à Javerdat, inscrit monument historique



    Près du carrefour de la route de Cieux, dans un chemin de terre carrossable, le menhir se trouve dans un petit bois à l’angle de deux chemins. Ce monolithe était depuis longtemps couché à terre et brisé. Comme d’autres mégalithes, il a été redressé en 1985 par la Circonscription des Antiquités Préhistoriques. Sa hauteur totale est de 5.30 m.




    Dolmen de Rouffignac à Javerdat, inscrit Monument Historique


    Prenez la route en direction du village de Rouffignac, passer le hameau « des Betoulles » et emprunter à droite, sur 200 m, un chemin de terre carrossable qui prend naissance au niveau de la première maison du village. Le dolmen se trouve à une soixantaine de mètres à gauche du chemin, dans un petit bois de châtaigniers.



    Roche branlante de Boscartus à Cieux
    La « Roche » ou « Pierre branlante » de Boscartus se dresse dans un site sauvage, à un distance à peu près égale de Boscartus et de Lavaud. Son accès est clairement indiqué (chemin à droite avant d’arriver à Boscartus). Cet énorme bloc de granit dont le poids est estimé à 120 tonnes ne repose que par quelques points de contact sur une autre roche surélevée. Elle est inclinée du Nord au Sud et oscille vers l’Ouest.

    Les Anciens disent que cette pierre servait autrefois de tribunal. Si un accusé, favorisé par le hasard, trouvait l’endroit favorable permettant de l’ébranler, il était par reconnu innocent.

    Parcours détaillé de la randonnée (avec fichier gpx) ici


    Dolmens et Rochers de Puychaud

    Entre le village de Villerajouze et Blond, posés au flanc de la colline de Puychaud, à gauche de la route menant de Blond à Villerajouze, le chaos rocheux de Puychaud est constitué de quatre énormes blocs de granit jetés là par quelques géants. Ces énormes blocs erratiques attirent depuis longtemps les curieux.
    Cet ensemble rocheux marque aussi la limite entre langue d’oc et langue d’oil. Une plaque d’ardoise fixée sur l’un de ces rochers célèbre les langues d’oc. Elle est dédié à Frédéric Mistral, poète provençal qui restitua au dialecte du Sud son rang de langue littéraire. Cette plaque fut posée en 1930 lors du centenaire de la naissance de l’écrivain et porte l’inscription « A la gloria de Frederic Mistral qu’a fach revieure e resplendir la langa daus grands troubaires et rendut soun onour au pople occitan ».
    L’une de ces pierres s ‘appellerait le « berceau », une autre grosse pierre « la tourte », une troisième « la niche » et la quatrième est la « pierre branlante ». Aux dires des gens du Pays, c’est aux environs des pierres branlantes que les sorcières viennent cueillir les herbes.
    Voici la légende de Puychaud :
    « Il était une fois une pauvre veuve qui allait de village en village, quêtant un toit pour dormir pour elle et ses deux enfants en bas âge.
    Les grands froids étaient venus et Noël approchait. La veille de ce jour, la pauvre femme arriva à Blond. Alors que celle-ci s’apprêtait à frapper à une porte, elle entendit une voix qui disait :
    -Irons-nous à Puychaud quand sonnera minuit ? Vous savez bien enfants, que le plus grand rocher s’ouvre la nuit de Noël et découvre que le prêtre élève l’hostie une grotte emplie d’or et de pierres précieuses ?

    Sans écouter davantage et tirant ses enfants par la main, la veuve arriva sur la colline. A bout de force, elle s’assit sur le plus gros rocher et le roc soudain s’ouvrit. Dans une caverne illuminée, brillaient des morceaux d’or et de diamants qui attirèrent la veuve et ses deux enfants. Le roc pivota. Elle n’eut le temps que de s ‘enfuir y laissant ses deux enfants.
    Desepérée, elle alla demander conseil au curé de Blond qui lui conseilla de revenir la prochaine nuit de Noël. Une année passa. La pauvre mère attendit et bientôt le rocher s’ouvrit de nouveau. Sans prêter attention aux richesses, elle se précipita vers ses deux enfants plus forts et plus vigoureux qu’avant et retira ainsi son seul trésor..

    En continuant à gravir la colline, on rencontre les vestiges d’un vieux mur de pierres. Le dolmen se trouve environ 40 m plus loin sur la droite. Des fouilles récentes ont mis au jour un important matériel céramique et lithique néolithique, mais l’intérêt principal de ce monument est qu’il a conservé la presque totalité du tumulus qui le recouvrait.


    Dolmen de la Lue à Berneuil, inscrit Monument historique


    Il est situé dans une prairie à droite, non loin de la D8, précédant l’intersection avec les routes conduisant à Virat d’une part et à la Borderie d’autre part. Ce mégalithe était complètement ruiné. La table, brisée en deux, mesurait à l’origine 5 m x 3.50 m environ. Restauré en 1985, sa fouille a permis de recueillir des vestiges néolithiques (grattoirs, pointes de flèches et fragments de poignard en silex).



    Dolmen de la Borderie à Berneuil,inscrit Monument historique

    Prenez la route de la Borderie sur 100 m environ, empruntez à droite, un chemin de terre à partir duquel le dolmen est indiqué. Le dolmen se trouve 200 m plus loin sur la droite.

    La table mesurait 5 m x 4 m, autrefois affaissée, elle a été remise en place en 1989. Sa fouille a montré que le dolmen avait été utilisé une première fois au milieu du Néolithique (4000/3000 av.JC), puis réoccupé vers 2000 av.JC., pour enfin servir de dépotoir aux gallo-romains.

    Le dolmen aurait été édifié par des fées désireuses de se construire un abri contre le mauvais temps.

    Les dolmens de la Betoulle à Breuilaufa inscrit Monument historique


    En venant de La Borderie et La Lue, prendre la petite route étroite, passant par Virat, qui rejoint la D72 entre Breuilaufa et la RN147. A environ 3 km de la Lue, quatre Dolmens formaient là un trapèze. Trois d’entre-eux, complètement ruinés, sont réduits à des amas de blocs. Le quatrième, mieux conservé, a pu faire l’objet d’une restauration. La table mesurant 3.60 m x 3.40 m était affaissée du côté Sud, mais six piliers subsistaient. La fouille de sauvetage accompagnant cette restauration a permis de démontrer la présence d’un couloir d’accès à la chambre funéraire. Un riche mobilier a été recueilli (pointes de flèches, perles, poignard en silex, céramique décorée).
    A Breuilaufa, église du XIIIe s., et manoir. Plus loin du village de Vaulry, on accède par le hameau des Mas à la Chapelle Notre-Dame du XIXe s à côté de laquelle se trouve un point de vue étendu vers le Nord et l’Est (table d’orientation).


    Reportage FR3 Limousin (pierres et légendes)

  • Une inauguration peu commune...

    Ils sont venus sur cette route incommode où l'on peut difficilement se garer.
    Ils ont emprunté un petit pont de bois, bâti pour la circonstance par les employés du service technique communal, puis marché environ 250 m dans un petit bois qui ne voyait plus personne depuis très longtemps.
    Au bout du chemin, aménagé par les adhérents de l'association pier O bois aidés d'autres personnes de la commune, ils sont tombés non pas sur un dolmen mais sur un véritable site préhistorique.
    En effet, outre les piliers encore en place (le reste est assez délabré), on peut constater un véritable alignement de rochers sur une centaine de mètres.
    Il s'agit donc d'un endroit qui a a été fréquenté par les hommes du néolithique pendant des dizaines d'année, voire plusieurs siècles et qui fait ainsi de CIEUX la commune de Haute Vienne où l'on trouve le plus grand nombre de mégalithes.

    Dolmen des Termisseaux
    Le dolmen des Termisseauxprès La Betoulle de Cieux

    Après le mot du Maire, Claude Lebraud, les adhérents de l'association pier O bois ont lu le rapport établi par la Société Archéologique du Limousin en 1944 concernant ce dolmen.

    Etude de la société archéologique

    ETUDE PARUE en 1944 DANS le BULLETIN de la SOCIETE ARCHEOLOGIQUE & HISTORIQUE du LIMOU$IN, tome LXXX page 367
    LE DOLMEN de LA BETOULLE commune de CIEUX (HTE-VIENNE) par Louis BONNAUD et Jean PERRIER

    Généralités : Le dolmen de La Betoulle est un dolmen « ruiné » dont la table a été détruite à une époque indéterminée. Il est peu connu et n'est signalé dans aucun des inventaires des monuments mégalithiques de la Hte Vienne établis jusqu’à présent. II semble n'avoir fait encore 1’objet d’aucune étude particulière.

    SITUATION : Ce monument est situé dans la commune de CIEUX, à environ 500 m au sud du grand étang, 400 m au N.E. du village de La Betoulle et à 1,5 km au sud de Cieux. Au nouveau plan cadastral, la parcelle où il se trouve est dite « des Termisseaux » inscrite sous le n° 175, section B. La propriétaire actuelle du terrain est Mme J. LAPUELLE. Emplacement et voies d’accès : De CIEUX, on accède au dolmen par la route qui va à Oradour-s/Glane et, après avoir dépassé le grand étang, on remarque sur le bord gauche de la route un petit lavoir près duquel se trouve un chemin qui pénètre dans la châtaigneraie voisine. Il faut suivre ce sentier pendant une centaine de mètres pour atteindre le dolmen. Altitude : Le dolmen est placé sur un coteau, à une altitude moyenne de 310 à 320 mètres.

    DESCRIPTION : Il n’est pas impossible que ce monument, qui est placé sur une sorte de tertre, ait été enfoui primitivement sous un tumulus... La table a été détruite à une époque inconnue. On remarque, à côté du dolmen, un mur formé de gros blocs de granit grossièrement équarris et placés de champ les uns à la suite des autres. Deux des piliers encore existants entrent dans la composition de ce mur ; il est probable que ce sont les débris de la table et, peut-être, d’un ou plusieurs piliers qui furent utilisés pour sa construction. Les Piliers : Ces supports, tous en granit sont actuellement au nombre de quatre. Orientation : Le dolmen est orienté sensiblement nord-ouest sud-est, l’entrée de la chambre étant située au N.O. La végétation poursuit l’œuvre destructrice des hommes : un châtaignier croît à l’intérieur même de la « cella" devant le pilier est, un second, énorme et très vieux, fait pencher le pilier nord vers le sud-est et menace de le renverser. Les fougères et les arbrisseaux croissent çà et là, tout autour du monument et contribuent aussi à sa ruine.

    FOUILLES : Les fouilles pratiquées dans la chambre dolménique n'ont livré aucun outillage lithique. Par contre, elles ont livré une quantité considérable de fragments de poteries. Une seule pièce est entière, ou presque : c’est un petit vase de 7,5 cm de haut et large de 4 cm, paraissant une fiole à parfum (?) Les débris céramique que nous avons recueillis fournissent la preuve que ce dolmen utilisé à différentes époques et par diverses peuplades. Notre récolte se compose d’une part de poteries grossières, d’autre part d’une quantité beaucoup plus importante de poteries plus fines, faites au tour, caractéristique de la période gallo-romaine. Parmi les débris qu'on peut attribuer avec certitude à la période préhistorique - et selon toute vraisemblance, au néolithique - un fragment est surtout digne d’attention : c’est un morceau de la paroi d’un grand vase façonné dans une argile grossière, de couleur grise et assez friable. Notre fouille, que nous avons menée avec soin en creusant une tranchée partant à 1,5 m de l'entrée du dolmen et passant par le milieu de la chambre, nous a révé1é 1'existence d’une couche archéologique unique, de couleur jaune, épaisse de 30 à 40 cm en moyenne recouverte d’une couche d’humus de 10 cm. Notons toutefois que la poterie préhistorique se trouvait plutôt vers le centre de la chambre et que le morceau de vase décrit plus haut était au centre même du dolmen et presque à la base de la couche archéologique. II n'est pas étrange que le dolmen ait été réutilisé par les gallo-romains. Le cas s’est produit pour beaucoup de monuments semblables. L'abondance des objets correspondant à cette période est cependant remarquable et fait considérer comme possible que ce monument, vu ses vastes dimensions, ait servi d'habitat durant cette période. Nous pencherons plutôt pour l’interprétation qui fait de ce mégalithe un monument funéraire, utilisé aussi à cette fin par la suite par les gallo-romains après les néolithiques. Ils perfectionnèrent la cella et sa fermeture par l’adjonction d’une c1ôture en pierres sèches et en briques. CONCLUSION : Il est fort regrettable que ce dolmen soit dans un tel état de délabrement car ses dimensions en faisaient certainement un monument considérable. Sa table devait, semble-t-i1, atteindre environ huit mètres de circonférence, dimension que n’atteint aucun dolmen en Haute-Vienne.

    Aligement de roches
    Alignement de rochesEt il y en a beaucoup d'autres...
    Poème

    Enfin, pour conclure, un poème, écrit en 3 jours par un membre de pier O bois, a été lu pour clôturer l'inauguration :

    DE PIERRES EN PIERRE...

    TANT DE VENTS SONT PASSES SUR L’OMBRE DE NOS TERRES
    TANT D’ANNEES ONT CREUSE LES SILLONS DE NOS VIES
    TANT DE FERS AVEUGLES ONT PROVOQUE DES GUERRES
    TANT DE REVES AVOUES NOUS ONT ETE RAVIS.

    Dans notre monde où toujours subsiste à l’humain
    La nature éternelle aux temps renouvelée
    Elles sont de ces matières, hier et pour demain
    Qu’il a fallu extraire en roches morcelées.

    Pour le simple bâti ou pour l’ultime prestige
    De calcaires en granites, de schistes en grès
    Par le marbre exposé où nos destins se figent
    Des ponts et cathédrales d’éphémères progrès.

    Chaque édifice chaque mur a son ouvrage
    Forteresses de défense, monuments somptueux
    Sur les parvis et les places au cœur des villages
    Sont gravés dans leur masse des combats glorieux.

    Parfois elles s’accrochent en colliers de lumières
    Ou serties dans leurs gemmes en écrins précieux
    Tels des fragments de lune et d’opales en poussières
    Œuvres des arts des mains et leurs tours gracieux.

    Dans la lande de l’histoire en retour arrière
    Ou mènent les chemins de leurs galets tracés
    Vers quelle destinée et vers quelles frontières
    Nos avenirs communs sont en ce jour placés ?

    Témoin d’ères anciennes et d’évolutions,
    Au-delà de nos regards et nos seuls passages
    La Pierre ainsi par ces représentations
    Est source de nos liens en nous livrant messages.

    Elle est Pierre Levée, profilée et altière
    Pour invoquer des dieux aux oracles passés
    Massive et tourmentée sur une arête fière
    On la bouge en leviers de bouts de pieux cassés.

    Aux dames et fées, après la lande bruyère
    Amas colossaux aux cœurs de pénombres boisées
    Elle évoque les sorts de légendes et mystères
    En pans de mémoires indéfiniment croisées.

    Aux pieds de ce sanctuaire en son cercle bouclé
    Pour finir par une commémoration
    Soyons nombreux pour le partage de la clé
    De sa renaissance et inauguration.

    Francis Tournois 10 septembre 2014